Marine Le Pen veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution via un référendum

Marine Le Pen veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution via un référendum
Marine Le Pen sur le plateau du 20H de TF1 le 12 septembre 2021 à Boulogne-Billancourt, près de Paris

publié le mardi 14 septembre 2021 à 13h04

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a indiqué mardi qu'elle organiserait, si elle était élue en 2022, un référendum pour inscrire dans la Constitution la préférence nationale.

Interrogée sur Europe 1 sur la souveraineté française face aux textes européens, elle a estimé que si "les jurisprudences ont tendance à devenir abusives et contraires à la volonté des Français", c'est parce que "dans la Constitution il n'y a quasiment rien sur la nationalité, il n'y a quasiment rien sur le statut des étrangers". Il faut donc "combler cette lacune" , a plaidé Mme Le Pen qui, comme son père, prône la préférence nationale, rebaptisée "priorité nationale".

Ainsi "à compter du moment où nous aurons fait voter ce référendum dont une partie sera constitutionnelle sur l'immigration, que je soumettrai dès que je serai élue présidente de la République, ça ne fera pas disparaître les textes internationaux qui sont contraires mais ça les rendra inapplicables en droit interne français", a-t-elle assuré.

Pour elle en effet, "en réalité le problème principal c'est le problème de l'immigration. C'est sur ce sujet de l'immigration que les jurisprudences bien souvent d'ailleurs plus que les textes internationaux, les jurisprudences parfois abusives, ont privé les Français, les pouvoirs publics, de la possibilité d'agir".

Elle a cité comme exemple la Constitution monégasque, qui "met en oeuvre la priorité nationale, même si elle n'est pas nationale sur ce sujet (de l'immigration, NDLR)" a-t-elle noté, un texte dans lequel "les étrangers ont évidemment accès à la défense de tous leurs droits privés et publics sauf ceux qui sont réservés aux nationaux", a fait valoir Mme Le Pen. 

La Constitution de la Principauté de Monaco dispose que "l'étranger jouit dans la Principauté de tous les droits publics et privés qui ne sont pas formellement réservés aux nationaux."

Elle dit notamment que "la priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés (...)".

Candidate à la présidentielle en 2017, Marine Le Pen plaidait déjà pour inscrire dans la Constitution la "priorité nationale", notamment en matière d'emploi.

Ses déclarations interviennent alors qu'un des vice-présidents du RN, Steeve Briois, devra répondre devant la justice de "complicité de provocation publique à la discrimination" pour avoir préfacé un guide qui recommandait aux élus de son parti d'appliquer la "préférence nationale" en matière de logement.

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