Marine Le Pen qualifie l'hypothèse d'un référendum de "manœuvre"

Marine Le Pen qualifie l'hypothèse d'un référendum de "manœuvre"
Marine Le Pen à Paris, le 23 janvier 2019.
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, publié le dimanche 03 février 2019 à 14h39

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) a par ailleurs estimé qu'Emmanuel Macron était "paranoïaque" et "complotiste", après les déclarations du président sur les "gilets jaunes" manipulés par la Russie.

Organiser un référendum le 26 mai prochain serait une "manœuvre" d'Emmanuel Macron pour "détourner l'attention" des élections européennes, a estimé Marine Le Pen dimanche 3 février sur BFMTV. Selon le Journal du dimanche, Emmanuel Macron pourrait convoquer un référendum le 26 mai, jour des élections européennes, pour sortir de la crise des "gilets jaunes", à l'issue du grand débat.

"Un référendum, moi je suis toujours d'accord", a déclaré Marine Le Pen, qui y voit cependant une "manœuvre" du chef de l'État.

"En réalité, tout cela est déjà empaqueté depuis le début". "Avant même d'avoir lancé le grand débat, il avait déjà décidé de proposer un référendum le jour des européennes pour détourner évidemment le sujet d'intérêt des européennes, où il sait que les positions qu'il défend sont tout à fait minoritaires dans le pays", a-t-elle affirmé.



"Le gouvernement est responsable de la situation car il a les moyens, clairement, d'arrêter du jour au lendemain ces manifestations", a jugé Marine Le Pen. "Le moyen, c'est faire voter la proportionnelle intégrale, la baisse du nombre de parlementaires, le référendum d'initiative populaire. Puis d'annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale et revenir aux urnes pour que les Français puissent voir élire une Assemblée nationale qui soit représentative de l'ensemble du spectre politique", a-t-elle développé. "Si le président de la République fait cela, et je lui suggère de le faire depuis le mois de décembre, alors il n'y aura plus de manifestations. J'en suis convaincue", a-t-elle dit.

Marine Le Pen a aussi parlé d'une "paranoïa" et d'un "complotisme" d'Emmanuel Macron "quand il nous explique que les 'gilets jaunes' sont manipulés de l'étranger". "C'est lui qui jette les 'gilets jaunes' contre les forces de l'ordre en ne répondant pas en réalité aux inquiétudes, aux revendications qui sont celles du peuple français", "qui par l'intermédiaire de son ministre M. Castaner, laisse ces désormais célèbres black blocks, dits antifa, venir semer la perturbation, la violence dans les manifestations, semaine après semaine". "Et-ce qu'en réalité (...), le gouvernement n'a pas intérêt à décrédibiliser le mouvement en laissant des groupuscules extrêmement violents ainsi commettre leurs dégradations et leurs agressions ?", a ajouté la présidente du RN.

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