Marine Le Pen pour la naturalisation du jeune Malien qui a sauvé un enfant

Marine Le Pen pour la naturalisation du jeune Malien qui a sauvé un enfant
La présidente du Front national Marine Le Pen le 1er mai à Nice

AFP, publié le mardi 29 mai 2018 à 09h50

Marine Le Pen a estimé mardi que le jeune Malien sans-papiers qui a sauvé samedi un enfant méritait d'obtenir la nationalité française tout en soulignant que les délinquants et les criminels étrangers, sans-papiers ou avec un titre de séjour, devaient être expulsés.

"Ce jeune homme a fait un acte héroïque et il mérite probablement la nationalité française. Mais parallèlement, tous ceux qui sont sur notre territoire, qui bénéficient d'un titre de séjour et qui commettent des crimes et des délits (...) devraient de fait se voir déchus de leur droit de rester et se voir expulsés dans leur pays" d'origine, a déclaré sur Radio Classique la présidente du FN.

La dirigeante politique a aussi fustigé "une opération de communication de la part d'Emmanuel Macron" qui a reçu lundi à l'Elysée Mamoudou Gassama, lui proposant qu'il soit régularisé et "naturalisé français".

"Oui au mérite individuel mais il faut aussi que les comportements inadmissibles, parce qu'ils ne respectent pas nos valeurs, parce qu'ils ne respectent pas nos lois ou notre Constitution, soient sanctionnés et que, clairement, il soit indiqué que nous ne voulons pas d'eux sur notre territoire", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

Marine Le Pen a proposé à cet égard "le renvoi" des personnes qui ont retiré de kiosques à journaux des affiches de l'hebdomadaire Le Point, dont la Une présente le président turc Erdogan comme un "dictateur".

"Que des gens se croient autorisés à venir menacer des vendeurs de journaux pour des raisons communautaristes dans notre pays devrait justifier une réaction du président de la République et peut-être un renvoi de ces personnes-là", a déclaré Mme Le Pen.

Emmanuel Macron a jugé lundi soir "parfaitement inacceptable" que des affiches de l'hebdomadaire soient retirées de kiosques de presse "au motif qu'elles déplaisent aux ennemis de la liberté". 

"Je partage le principe de la liberté de la presse. On a le droit de dire ce que l'on veut dans notre pays", a ajouté la dirigeante frontiste, qualifiant de "totalitaire" le pouvoir de M. Erdogan. 

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU