Marine Le Pen "pas chamboulée" par les sondages et la montée d'Eric Zemmour

Marine Le Pen "pas chamboulée" par les sondages et la montée d'Eric Zemmour
Marine Le Pen, photographiée en mai 2019, et Eric Zemmour, en avril 2021
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publié le mercredi 06 octobre 2021 à 19h59

Marine Le Pen a assuré mercredi qu'elle n'était "pas chamboulée" par la montée dans les sondages d'Eric Zemmour, qui y tutoie le second tour, alors qu'elle-même est en baisse.

"Non je ne suis pas chamboulée. Je suis calme, mais c'est aussi parce que j'ai beaucoup d'expérience", a affirmé la candidate du Rassemblement national qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, dans un entretien diffusé sur YouTube et son compte Facebook. 

L'interview a été réalisée par l'ancien journaliste Pascal Humeau, prestataire de la candidate, au domicile de la candidate, son "refuge", dit-elle, car "la vie politique est dure parfois, c'est un combat".

Eric Zemmour, qui n'est pas candidat, se qualifie pour la première fois au second tour de la présidentielle en avril 2022 avec 17 à 18% des intentions de vote, une place qui était occupée depuis de longs mois par Marine Le Pen, donnée entre 15 et 16%, selon un sondage Harris Interactive publié mercredi.

"Quand on est éloigné (du scrutin), les différentes études d'opinion en réalité ne mesurent pas ce qui peut se passer dans le pays dans les prochains mois", fait valoir Marine Le Pen.

"Il y a une forme de mousse, d'agitation qui s'exprime sur les réseaux, sur les plateaux, que moi je ressens assez peu parce que encore une fois je suis sur le terrain avec les Français" pour "confronter le projet que j'ai construit (...) et voir en quoi ça correspond à leurs préoccupations", soutient-elle, sans citer une seule fois le nom de son rival, plus radical et identitaire.

"Je suis désolée de ne pas participer à mon 18e enterrement", ajoute Marine Le Pen qui "aimerait" qu'"on commence à parler du fond" et ne pas "(passer) sa vie à commenter les sondages".

Marine Le Pen juge en outre "un peu étrange" le démarrage de la campagne avec "des candidats qui sont vraiment candidats, des candidats qui ne veulent pas dire qu'ils sont candidats" et "un président sortant qui n'est pas encore déclaré candidat".

Alors que la candidate a édulcoré son discours, elle affirme qu'elle n'est "pas du tout ramollie". "Je suis extrêmement sûre non seulement de ma volonté d'être présidente de la République mais aussi de ma capacité à être élue".

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