Marine Le Pen: "nous nous battrons pour que la SNCF reste un service public"

Marine Le Pen: "nous nous battrons pour que la SNCF reste un service public"

Marine Le Pen à l'Assemblée nationale à Paris le 13 mars 2018

AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 11h16

La présidente du Front national Marine Le Pen a déclaré jeudi qu'elle se "battrait pour que la SNCF reste un service public", mais qu'elle n'irait pas manifester au côté des syndicats qui sont "responsables de la situation" selon elle en ayant appelé à voter pour Emmanuel Macron.

"Comme les autoroutes qui ont été privatisées et dont nous réclamons qu'elles soient renationalisées, nous nous battrons pour que la SNCF reste un service public, c'est-à-dire un service apporté aux Français les moins aisés pour qu'ils puissent se déplacer", a déclaré la dirigeante frontiste à l'AFP en marge d'une visite au salon de la Semaine internationale du transport et de la logistique à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

"La SNCF est un service public et la mise en concurrence va avoir pour conséquence la privatisation à terme", avec une hausse du prix du billet et un réseau qui ne sera "pas entretenu", a-t-elle fait valoir.

La députée du Pas-de-Calais a expliqué que, pour autant, elle ne manifesterait "pas au côté des centrales syndicales qui sont responsables de la situation parce qu'elles ont appelé à voter pour monsieur Macron".

En outre les confédérations syndicales "maintenant sont servies par des nervis, des milices d'extrême gauche qui se permettent d'agresser physiquement les élus sans d'ailleurs que ça scandalise le gouvernement ou le président de l'Assemblée nationale", a-t-elle ajouté.

La dirigeante frontiste faisait référence à une récente bousculade, en marge d'une manifestation de la CGT à Valenciennes (Nord), du député FN du Nord Sébastien Chenu.

Plus généralement Mme Le Pen a estimé que le secteur du transport était "aujourd'hui en grand danger, confronté à une concurrence internationale déloyale très forte et très agressive".

"La ministre (des Transports Elisabeth Borne) a évoqué l'idée d'une nouvelle fiscalité qui pèserait sur les poids-lourds de manière indifférenciée", étrangers comme français, "ce qui va contribuer à aggraver la situation de nos transporteurs français", a-t-elle dit. 

"Je réitère le souhait de voir les camions étrangers fiscalisés pour participer à l'entretien de l'infrastructure française car ils utilisent nos routes" mais pas les transporteurs français, qui "doivent avoir un avantage dans leur propre pays".

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34 commentaires - Marine Le Pen: "nous nous battrons pour que la SNCF reste un service public"
  • Il ne s'agit pas de privatiser la SNCF mais de mettre un terme au statut super privilégié d'avantages voluptuaires du cheminot ! ce n'est pas le même chose.

  • Une nouvelle petite récupération pour faire parler d'elle. Depuis sa rouste électorale, qu'a t elle fait si ce n'est faire déjà de la récupération sur le permis à point, promettant monts et merveilles avec création d'une pétition. Pétitions jamais vue mais faites depuis des semaines par des organismes d'automobilistes. En un mot, le statut des cheminot est sauvé avec elle.

  • Elle qui ne doit mème pas savoir ou est la gare de saint- Cloud.
    Elle serait presque drôle!!

  • Depuis quand le FN soutient les fonctionnaires et assimilés je ne crois pas un mot des dires de MLP

    Et bien soit ! Vous préférez croire d'autres responsables qui ponctionnent à tout - va , c'est votre avis ..... Pour info , si vous suiviez ses prises de positions depuis quelques années et en particulier pendant la campagne 2017 , vous auriez constaté qui M L P soutient , et qui elle combat .....

  • avatar
    memoire_solide  (privé) -

    Elle a raison; on a vu avec VINCI et bientôt avec ADP. Ceci le statut devrait légèrement évoluer.
    Rappelons à beaucoup que le déficit de la SNCF est dû à Juppé qui, pour satisfaire aux critères de l'Ue, a fourgué de la dette publique dans cette entreprise.