Marine Le Pen juge "dépassé" le seuil d'acceptabilité des mesures sanitaires

Marine Le Pen juge "dépassé" le seuil d'acceptabilité des mesures sanitaires
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale à Paris, le 9 mars 2021.

, publié le lundi 22 mars 2021 à 13h08

Marine Le Pen a jugé lundi "dépassé", le "seuil d'acceptabilité des mesures" sanitaires contre l'épidémie de Covid-19 en raison de la "mauvaise gestion" de la crise par le gouvernement. 

"J'entends bien les préfets et le gouvernement qui, depuis le début de cette crise sanitaire, n'ont eu de cesse de culpabiliser les Français, de les traiter d'irresponsables, de leur parler comme à des enfants. Sauf qu'à un moment donné, la mauvaise gestion d'une crise sanitaire a une conséquence: c'est que le seuil d'acceptabilité des mesures est dépassée", a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d'une conférence de presse, où elle était interrogée sur un carnaval organisé dimanche à Marseille en dépit des restrictions.

"Les Français n'en peuvent plus, car ils ont le sentiment que le gouvernement n'a pas pris les bonnes décisions, ni hier, ni avant-hier, ni aujourd'hui", a ajouté la candidate à l'Elysée. "Donc ils n'acceptent plus ces mesures qui rognent de manière très importante leurs libertés individuelles".

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, contaminée au Covid-19, "sera sûrement contente d'apprendre qu'elle est responsable de sa contamination. Je ne supporte pas ce genre de propos, je les trouve inadmissibles", a souligné Mme Le Pen.

Le ministère de l'Intérieur a jugé lundi "totalement inacceptable" l'organisation dimanche d'un carnaval à Marseille en dépit des restrictions sanitaires contre le Covid-19, et fait état de neuf interpellations et de plusieurs "dizaines de verbalisations".

Marine Le Pen a dit porter "un regard sévère" sur les nouvelles restrictions dans 16 départements, dont la fermeture des commerces dits non essentiels qui risquent "la mort" économique, reprochant à nouveau au gouvernement son "manque d'anticipation", le "caractère arbitraire des décisions prises", qui "s'apparentent plus à une punition qu'à une obligation sanitaire".

Elle a fustigé dans la première attestation de sortie, modifiée depuis par le gouvernement, un "summum de la bureaucratie la plus mortifère". "Je ne sais pas si nous sommes confinés ou pas. Ce que je sais c'est qu'il fallait avoir une attestation pour pouvoir sortir alors qu'on avait la liberté de sortir", a-t-elle dit.

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