Marine Le Pen invoque à son tour "l'héritage du général de Gaulle"

Marine Le Pen invoque à son tour "l'héritage du général de Gaulle"
Marine Le Pen, le 8 mai 2020

, publié le mercredi 27 mai 2020 à 13h29

Après les commémorations menées par Emmanuel Macron à Montcornet, la présidente du Rassemblement national revendique que seul son parti "défend" la ligne économique du gaullisme qui est "ni de droite ni de gauche".

"Indépendance", "souverainisme", "unité". Dix jours après le chef de l'Etat, Marine Le Pen a rendu hommage à "l"héritage" du général de Gaulle, dont elle juge "urgent" de "s'inspirer". "Plus que jamais, le message comme l'héritage du général de Gaulle doivent nous inspirer" alors que "cette crise sanitaire et sa calamiteuse gestion sonnent l'alarme, celle du déclin et, si rien n'est fait, de la déchéance", écrit la présidente du Rassemblement national dans un numéro spécial de Gaulle de la Revue politique et parlementaire, à paraître le 8 juin. Depuis son accession à la tête du FN (devenu RN) en 2011, Marine Le Pen fait régulièrement référence à de Gaulle, personnage pourtant longtemps honni au sein du parti par les partisans de l'Algérie française.

L'année 2020 marque un triple anniversaire pour le général de Gaulle, celui de sa naissance il y a 130 ans, de son décès il y a 50 ans et de l'appel du 18 juin 1940. Emmanuel Macron a ouvert les manifestations commémoratives le 17 mai dans l'Aisne sur les lieux de la bataille de Montcornet. "Le 80e anniversaire de l'appel du 18 juin prend cette année un relief particulier dans une France qui a le sentiment d'être assiégée par un ennemi invisible, dominée par les événements, ballotée par l'indécision", estime la cheffe du RN.

"De Gaulle n'est pas issu de nulle part. De Gaulle est de France" et "redonna à la France le goût de la grandeur", souligne Marine Le Pen qui reproche régulièrement à Emmanuel Macron de ne pas être "de France".

Pour elle, "la doctrine gaulliste repose sur trois piliers que beaucoup qui s'en réclament oublient volontiers dans leur projet européiste ou atlantiste: la souveraineté qui interdit de confier à des instances étrangères nos intérêts, l'indépendance qui exclut la vassalisation de nos positions et moyens, l'unité qui est la condition indispensable de la grandeur". Saluant "une pensée libre qui peut glisser jusqu'à la dissidence" voire "la désobéissance", elle considère que ses successeurs ont "dénaturé profondément les institutions de la Ve République", et que seul le RN "défend" la ligne économique du gaullisme qui est "ni de droite ni de gauche".

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