Marine Le Pen : "Emmanuel Macron veut une France jetable"

Marine Le Pen : "Emmanuel Macron veut une France jetable"
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 10 septembre 2017 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

Orange avec AFP, publié le jeudi 14 septembre 2017 à 12h27

VIDÉO - Marine Le Pen s'en est vivement prise à la réforme du code du travail ce jeudi 14 septembre sur France 2. Pour la présidente du Front national (FN), "on transforme les contrats de travail en contrats de mercenariat".



"Ces décisions ne sont pas de décisions éparses comme Emmanuel Macron voudrait le faire croire", a ajouté la députée du Pas-de-Calais, expliquant mener le combat avec les autres députés de son parti à l'Assemblée nationale. "Elles correspondent à une véritable vision de déconstruction presque systématique de la France (...) Emmanuel Macron veut la mondialisation. Nous, nous y sommes opposés. Il veut une France jetable (...) nous, nous voulons une France durable". Lors de son discours de rentrée à Brachay (Haute-Marne), la candidate à la dernière élection présidentielle avait également estimé que les ordonnances participaient à la "destruction de la France".

Marine Le Pen a également jugé que le projet de loi antiterroriste du gouvernement - qui vise à adapter au droit commun certaines mesures de l'état d'urgence - "ne s'attaque pas à l'origine du mal". Selon elle, "il faut s'attaquer à l'idéologie qu'est le fondamentalisme islamiste, les mosquées radicalisées, et tout cela n'est pas fait et n'est pas dans le projet du gouvernement".



"On a un comportement défensif à l'égard du terrorisme islamiste alors qu'on devrait avoir un comportement offensif", a-t-elle ajouté. "Il faut expulser les fichés S de notre territoire", "il faut déchoir de la nationalité ceux qui sont radicalisés", a-t-elle répété. Le projet de loi antiterroriste, adopté en commission mercredi, sera examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée lors de la session extraordinaire à partir du 25 septembre.

La présidente du FN s'est enfin dite jeudi "heureuse" de l'attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris. "C'est bien parce que le sport est quelque chose d'important pour beaucoup de Français, pour nos jeunes, tout ça me paraît positif, mais nous resterons prudents, attentifs et vigilants", a-t-elle déclaré. "Nous ne voudrions pas voir déraper les dépenses au moment où on demande tant d'efforts aux Français", a-t-elle souligné, appelant aussi à la vigilance sur "le dossier de la sécurité".

"Paris, c'est le moins qu'on puisse dire, n'est pas une des capitales les plus sûres du monde, elle est même très souvent critiquée parce qu'on manque d'effectifs, on manque d'efficacité", a affirmé la députée. "Entre les risques terroristes et la délinquance traditionnelle, je pense qu'il faut s'attacher à ce que ce dossier soit pris au sérieux".

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