Marine Le Pen "continuera à faire de la politique" même en cas d'échec en 2022

Marine Le Pen "continuera à faire de la politique" même en cas d'échec en 2022
Marine Le Pen jouant avec un chat alors qu'elle visite une ferme, à Villefranche-Saint-Phal, le 21 septembre 2020.

publié le jeudi 14 octobre 2021 à 09h59

Marine Le Pen, candidate à la présidentielle pour la troisième fois, a affirmé jeudi qu'elle "continuerait à faire de la politique" même si elle n'était pas élue à l'Elysée en avril 2022.

La candidate du Rassemblement national a expliqué sur RTL qu'elle "ne préparait pas (sa) reconversion" après avoir passé un diplôme d'éleveuse de chats, sa "passion". 

"J'aurai toujours mes chats quand je serai présidente de la République. Et si jamais je ne suis pas élue, je continuerai à faire de la politique et j'aurai toujours mes chats".

L'ancienne avocate, 53 ans, a aussi précisé être toujours "en capacité de (se) réinscrire au barreau si (elle) le souhaitait".

Marine Le Pen est "convaincue d'être la mieux placée" dans la course à l'Elysée, alors qu'elle est talonnée dans les sondages par Eric Zemmour, qui n'a pas encore présenté sa candidature. "Je peux et je vais gagner cette élection présidentielle", a-t-elle assuré.

Selon elle, Eric Zemmour n'a "pas du tout envie d'être Premier ministre", mais sur l'immigration et l'insécurité, "nous faisons le même constat, donc nous serons amenés à un moment donné ou à un autre à faire le rassemblement".

"Pour l'instant, il n'est peut-être pas en capacité d'entendre ce que j'ai à lui dire, mais on va attendre un peu, ce n'est pas grave", a ajouté la responsable d'extrême droite.

Interrogée sur le financement de ses propositions, Marine Le Pen a dit qu'elle l'"expliquerait tout au long de la campagne".

Elle a promis à cet égard qu'elle ne dépenserait pas "un centime de plus". "Je ne dépense pas un centime de plus, je n'augmente pas les impôts et je ne fais pas plus de dette".

Marine Le Pen entend dégager 16 milliards d'euros par ses mesures contre l'immigration, "qui consistent à réserver les allocations familiales exclusivement aux Français et à soumettre toute une série de prestations de solidarité à un délai de carence de 5 ans d'équivalent temps plein pour les étrangers".

Elle prévoit aussi de lutter contre "la fraude", qui s'élèverait selon elle à au moins 15 milliards d'euros, et supprimer les subventions aux "énergies intermittentes" telles que l'éolien et le photovoltaïque, ce qui représenterait "entre 6 et 7 milliards d'euros par an".

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