"Marine Le Pen, c'est un peu la Tanguy de la politique", estime Christophe Castaner

"Marine Le Pen, c'est un peu la Tanguy de la politique", estime Christophe Castaner
Christophe Castaner le 9 juin 2020 à l'Assemblée nationale.

, publié le dimanche 14 février 2021 à 08h49

Le chef de file des députés La République en marche souligne samedi dans un entretien au Parisien que la présidente du Rassemblement national "vit dans la demeure idéologique familiale, de père en fille" et que ses discours en font "une ennemie de la République".

"On ne choisit pas nos oppositions!". Alors que les derniers sondages donnent Emmanuel Macron et Marine Le Pen au coude-à-coude pour la présidentielle de 2022, Christophe Castaner assure samedi 13 février dans les colonnes du Parisien que "ce n'est pas nous qui avons installé le Rassemblement national".




Le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, et proche du chef de l'Etat, reconnaît néanmoins que la majorité n'a "pas toujours su rassurer face aux inquiétudes de la mondialisation", tout en soulignant : "La crise sanitaire ne nous a par ailleurs pas aidés".

"Est-ce nous avons réglé toutes les peurs de ce pays ? Non. Est-ce que nous pensions que nous les réglerions toutes ? Non plus. Mais nous avons mené des combats avant la crise sanitaire, en faisant baisser le chômage, en rendant du pouvoir d'achat, par exemple par la suppression de la taxe d'habitation", insiste-t-il. Alors que la présidente du RN "surfe sur toutes les angoisses, quelles qu'elles soient, sans rien proposer", dénigre-t-il.




Christophe Castaner estime que sa popularité est essentiellement due à "l'effacement politiques des Républicains". "Et puis, la réalité, c'est que depuis plus de trente ans dans ce pays, l'extrême droite de la famille Le Pen est là. Marine Le Pen, c'est un peu la Tanguy de la politique, elle vit dans la demeure idéologique familiale, de père en fille", lance le député des Alpes-de-Haute-Provence. 

"Moi, mon objectif, c'est d'abord qu'elle ne soit pas première au premier tour de la présidentielle. Car je fais la différence entre mes adversaires politiques et les ennemis de la République. Les ennemis de la République sont mes ennemis. Et Marine Le Pen, par son discours de stigmatisation permanente, d'affaiblissement de nos valeurs, est une ennemie de la République", assure ce marcheur de la première heure. 

Tout comme le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, Christophe Castaner craint la possibilité d'une victoire de la députée du Pas-de-Calais en 2022. "Malheureusement, le pire est toujours possible. Eviter le pire est un combat permanent", insiste-t-il.

Et parce que le "Rassemblement national est une menace", le chef de file des députés LREM s'intéresse de près à l'élection régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur. S'il assure ne pas vouloir être tête de liste, il tend la main à l'actuel président Les Républicains Renaud Muselier "pour qu'ensemble on se batte pour la région et contre le même adversaire". 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.