Marine Le Pen : "Bien sûr que je veux être présidente"

Marine Le Pen : "Bien sûr que je veux être présidente"
Marine Le Pen, à Nanterre, en 2015

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 14 octobre 2019 à 15h40

La présidente du Rassemblement national ne voit, en l'état actuel des choses, aucun rival pour lui disputer la candidature de son parti pour la course à l'Elysée en 2022.

La déclaration a le mérite de la clarté. "Oui bien sûr que je veux être présidente de la République", a déclaré Marine Le Pen, lors d'une interview accordée à Sud Radio dimanche 13 octobre. "Pas pour moi-même parce que ça ne sera pas une promenade de santé, ni même un chemin de pétales de roses, mais parce que je pense que nous sommes les seuls à avoir les solutions", a poursuivi l'ancienne finaliste de la présidentielle en 2017. "Pour l'instant il n'y a pas de candidat" pour lui succéder à la présidence du RN, a t-elle précisé.



La présidente du RN met déjà le cap sur le prochain congrès du parti, en 2021, qui "choisira le futur dirigeant du mouvement, c'est-à-dire le futur candidat à la présidentielle". Sa nièce, Marion Maréchal a récemment annoncé qu'elle n'avait pas l'intention d'être candidate en 2022.

Le Pen contre la "radicalité d'importation"

Pendant cet entretien, l'ex-rivale d'Emmanuel Macron au deuxième tour de 2017 a insisté sur le thème de l'islam en France, estimant qu'il était "entre les mains de gens qui viennent de l'étranger", "plus radicaux que les musulmans nés en France". "C'est une radicalité d'importation" qui, selon elle, "menace en réalité les musulmans qui, eux, sont totalement intégrés, dans les lois et soumis à la Constitution française".


"Je ne crois pas qu'être musulman, c'est obligatoirement être amené à vouloir que la charia soit supérieure aux lois de la République", a-t-elle affirmé, en citant une enquête de l'Ifop pour la fondation Jean Jaurès, réalisée fin août début septembre, selon laquelle 27% des musulmans interrogés (et 41% des musulmans étrangers) affirment que la charia devrait s'imposer aux lois de la République.

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