Manuel Valls : "Je suis venu pour casser la baraque"

Manuel Valls : "Je suis venu pour casser la baraque"
Manuel Valls, le 30 septembre 2016, à Concarneau

, publié le dimanche 02 octobre 2016 à 13h15

Il le répète à l'envi. La gauche "peut gagner la présidentielle si elle défend son bilan", a estimé dimanche 2 octobre, en jugeant que "ça suffit d'être déprimé, ça suffit d'être honteux".

"J'en ai assez de cette gauche honteuse d'assumer les responsabilités (...) Ca suffit d'être déprimé, d'être honteux, gouverner la France, c'est une énorme fierté", a lancé le patron de Matignon, invité du Grand jury RTL/LCI/ Le Figaro où, dès le départ, il a dit être "venu pour casser la baraque". Une expression déjà utilisée, à droite, par François Fillon en vue de la primaire pour 2017.


"Je ne mise pas sur l'empêchement du président de la République ni sur la défaite de la gauche. la politique c'est une affaire de convictions, pas de sondages. J'en ai assez qu'on choisisse à la place des Français. L'élection présidentielle, elle est en avril et en mai", a-t-il ajouté. "Si j'étais à la place du président, je dirais la chose suivante: je suis fier comme président d'avoir sauvé le Mali, d'avoir permis à la Grèce de rester dans la zone euro, de ce peuple français qui a manifesté sa résistance et sa résilience (...) après tous les attentats, je suis fier d'avoir engagé la France dans la voie de la compétitivité, nous avons retrouvé, notamment dans le secteur industriel, un coût du travail équivalent, voire meilleur que celui de l'Allemagne", a-t-il également déclaré.

Dans la campagne qui se profile, le chef du gouvernement, qui se voit en "premier de cordée", "sonne la mobilisation" et veut ""réveiller la gauche"

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