Majorité: le courant "En Commun!" de Pompili devient un parti

Majorité: le courant "En Commun!" de Pompili devient un parti
La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, pose le 9 septembre 2020 à Paris
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, publié le mardi 13 octobre 2020 à 18h26

Jusque-là simple courant de La République en marche, l'association "En Commun!" va se structurer en parti politique à part entière, tout en restant membre de la majorité, ont annoncé mardi ses fondateurs, dont la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

Répondant à l'appel du président Emmanuel Macron de construire une "maison commune" de la majorité "pour agréger des sensibilités différentes" en vue de l'élection présidentielle de 2022, l'association à coloration sociale et écologique tiendra son assemblée générale mercredi après-midi pour entériner cette transformation, selon Mme Pompili.

"Les partenaires de cette maison commune sont des entités partidaires", note encore Mme Pompili, en citant, outre LREM, le MoDem, Agir ou encore le parti social-démocrate Territoires de Progrès, dont plusieurs membres du gouvernement sont adhérents.

"Donc si on veut se mettre à la table avec les autres, on n'avait pas la bonne structure jusque-là", a-t-elle ajouté, tout en récusant que ce changement soit une marque de désaccord politique avec la ligne gouvernementale.

"J'ai l'impression d'apporter un soutien, une plus-value en faisant cela", a-t-elle argué, déplorant que quoi qu'elle fasse, "ce soit pris comme une trahison, une mise à distance".

Mme Pompili a assuré vouloir "implanter le parti sur les territoires, alors que des comités se mettent en place un peu partout".

Le parti en devenir revendique pour l'heure quelque 500 adhérents payants, dont une grosse cinquantaine de parlementaires, des élus locaux et des citoyens. Présidé par Philippe Hardouin, un dirigeant d'entreprise, il compte trois vice-présidents: Mme Pompili, le député de Paris Hugues Renson et le député des Hauts-de-Seine Jacques Maire.

Avec ce nouveau statut et la création d'une association de financement, En Commun! pourrait donc envisager de présenter des candidats sous son nom aux élections. Il prétend aussi participer aux traditionnels petits-déjeuners de la majorité autour du Premier ministre Jean Castex.

"Quand on s'est créé en juin, c'était pour peser à l'intérieur de La République en marche mais ce qu'on peut reprocher à LREM, c'est de ne pas avoir su faire vivre le débat entre les sensibilités", souligne M. Renson.

Ce dernier, vice-président de l'Assemblée nationale, exclut par ailleurs de constituer un groupe parlementaire au Palais-Bourbon. 

Mais il revendique "une capacité d'indignation et d'interpellation" de la majorité, dont En Commun! doit être "un aiguillon".

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