Maire agressé en Côte d'Or : deux jeunes adultes mis en examen

Maire agressé en Côte d'Or : deux jeunes adultes mis en examen
(illustration)

publié le vendredi 28 mai 2021 à 10h55

L'édile du village d'Ouges avait été frappé par un groupe d'individus, après avoir demandé au conducteur d'un quad de ralentir.

Deux jeunes hommes ont été mis en examen jeudi soir à Dijon après l'agression dimanche du maire d'Ouges (Côte-d'Or), a-t-on appris auprès du procureur de Dijon Eric Mathais. L'agression avait causé un vif émoi, plusieurs responsables politiques s'indignant d'une nouvelle agression envers les élus.


Les deux suspects, âgés de 18 et 19 ans, qui "contestent ou minimisent leur participation" à l'agression, ont été mis en examen pour "violences aggravées" et "violences en réunion", faits passibles de 7 ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende, précise le procureur dans un communiqué. L'un a été placé en détention provisoire et l'autre sous contrôle judiciaire.

Dimanche vers 18h30, le maire de cette commune de 1.600 habitants située au sud de Dijon, Jean-Claude Girard, avait demandé à un jeune homme faisant du quad à vive allure le long d'un canal fréquenté par des promeneurs de ralentir, mais le ton était monté et le quadiste avait menacé d'appeler du renfort.

Peu après, "une dizaine de personnes", selon Eric Mathais, étaient arrivées sur les lieux, armées de barres de fer, et s'en étaient pris au maire en lui assénant "un coup derrière la tête", ainsi qu'à un habitant, intervenu après avoir été témoin de la scène. Un autre habitant avait finalement mis en fuite les agresseurs en exhibant une carabine de chasse.

Le maire s'était vu reconnaître une interruption totale de travail (ITT) de deux jours, tandis que les blessures de la personne venue à son secours, qui a reçu notamment des coups de barre de fer sur l'avant-bras et un coup de poing à l'oeil, ont nécessité dix jours d'ITT. Mercredi matin, l'un des mis en cause a été interpellé, puis un autre s'était présenté à la gendarmerie quelques heures plus tard. Les casiers judiciaires de ces deux jeunes gens "ne mentionnent aucune condamnation", précise le procureur.

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