Macron reconnaît ne pas avoir réussi "à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants"

Macron reconnaît ne pas avoir réussi "à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants"
Le président Emmanuel Macron à bord du porte-avions Charles de Gaulle, au large de Toulon, le 14 novembre 2018.

AFP, publié le mercredi 14 novembre 2018 à 21h33

Le président de la République Emmanuel Macron a admis mercredi lors d'une interview sur TF1 ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants", ajoutant que le pouvoir ne leur a "sans doute" pas assez apporté de "considération".

"Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses: qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée", a dit M. Macron, s'exprimant à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

Le chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages, a dit vouloir "entendre les Français", "aller au plus près du terrain, peut-être décider d'une manière différente. Pas tout à Paris. En s'exposant davantage. En demandant à nos directions d'administrations centrales, aux ministres, à ceux qui les conseillent, d'aller se confronter au terrain beaucoup plus".

"Considérer c'est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter", a ajouté M. Macron, qui a parfois été critiqué pour ses saillies jugées méprisantes à l'égard des Français. 

Interpellé le 4 octobre à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) par une retraitée sur sa faible pension, puis par une autre sur la limitation de vitesse à 80km/h, M. Macron avait par exemple cité le général de Gaulle qui disait: "Vous pouvez parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre". "Le pays se tiendrait autrement s'il était comme ça", avait-il ajouté.

"Cette réconciliation entre la base et le sommet, je considère que je n'ai pas réussi à le faire, et c'est pour moi au coeur de ce qui m'attend dans les mois à venir (...) C'est un vaste programme, mais il requiert la mobilisation de toute la nation", a conclu M. Macron sur TF1.

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