Macron est "dans le camp des laxistes" pour la lutte contre l'insécurité, accuse Bertrand

Macron est "dans le camp des laxistes" pour la lutte contre l'insécurité, accuse Bertrand
Xavier Bertrand avant le débat des candidats LR à l'élection présidentielle sur CNEWS et Europe 1, Paris, le 21 novembre 2021

publié le lundi 22 novembre 2021 à 13h04

Xavier Bertrand, candidat à l'investiture LR pour la présidentielle, a dénoncé lundi les propos de Gérald Darmanin accusant LR d'être "parti à l'extrême", en répondant qu'Emmanuel Macron était "dans le camp des laxistes" en matière de lutte contre l'insécurité.

"Le gouvernement, M. Macron, ils sont dans le camp des laxistes", a rétorqué sur France Inter M. Bertrand, leur reprochant aussi leur "naïveté".

"Il y a le camp des laxistes d'un côté, et le camp des extrémistes, qui n'apporteront jamais la moindre solution", a-t-il insisté. Et donc, "je le dis à tous les membres du gouvernement, on n'a pas de leçon à recevoir, car la réalité c'est qu'entre les laxistes et les extrémistes, il y a une sorte de pacte: ce sont des alliés objectifs pour se retrouver ensemble au second tour de la présidentielle", a-t-il estimé.

A l'inverse, "nous incarnons la droite républicaine", et "il n'y a qu'une droite forte capable de redonner confiance et faire obstacle à la montée des extrémismes", a-t-il fait valoir, en expliquant la place prépondérante des thèmes de la sécurité et de l'immigration dans les débats chez LR par le fait que "c'est un préalable au redressement de notre pays".

"Si vous ne mettez pas un terme au désordre, il n'y a pas de redressement du pays, il n'y aura pas de réconciliation des Français", qui "veulent vivre en paix et en sécurité", a encore argumenté le président de la région Hauts-de-France.

Il répondait ainsi au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, exclu en 2017 des Républicains avant d'adhérer à LREM, qui avait estimé samedi que les LR "ne sont plus un parti de gouvernement" en leur reprochant d'être "partis à l'extrême".

Celui qui fut pourtant longtemps proche de Xavier Bertrand a reproché aux membres de son ancien parti de caler leurs pas "non pas sur ceux de leurs pères, mais sur les pas de la droite extrême".

Éric Woerth, député LR de l'Oise, qui avait déjà déploré la semaine dernière la "place disproportionnée" prise par les thématiques liées à l'identité nationale, la sécurité et l'immigration dans les débats à la primaire de son parti, a par ailleurs affirmé lundi sur Public Sénat qu'il fallait "une immigration en France", en considérant qu'il n'y avait "pas de moratoire possible", en référence à la proposition de Michel Barnier. 

L'ancien ministre de l'Économie de Nicolas Sarkozy a toutefois insisté sur sa "volonté absolue de contrôler l'immigration", tout en considérant que le niveau d'immigration n'est "pas énormément plus élevé" qu'il y a dix ans. 

Son opposition au "moratoire sur l'immigration" a été saluée par M. Darmanin, qui l'a remercié dans un tweet lundi : "Merci de porter une voix de raison" sur le sujet, "qui ne doit pas être obsessionnel ni être l'objet de propositions irréalistes ou démagogiques", s'est félicité le ministre de l'Intérieur. 

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