Lutte contre la radicalisation : François Hollande défend son bilan

Lutte contre la radicalisation : François Hollande défend son bilan
François Hollande, le 30 septembre 2019, à Paris

, publié le jeudi 20 février 2020 à 11h10

"Nous avons été d'une fermeté absolue", a estimé le chef de l'Etat au sujet de la politique de l'exécutif pendant son mandat, entre 2012 et 2017.

"Rien n'a été toléré". A l'antenne de LCI, François Hollande a évoqué ses années à la tête du pays et la politique française en matière de lutte contre la radicalisation islamiste.

"Vous pensez qu'on n'a pas été loin quand on a été frappé, comme on l'a été, par le terrorisme? On a fait au moins trois lois pour lutter contre la radicalisation (islamiste) et les phénomènes d'appel au terrorisme", a t-il fait valoir, jeudi 20 février.

"Nous avons fait fermer des mosquées, expulsé des imams. Nous avons fait et il faut continuer à le faire. Nous avons également lutté contre les influences étrangères ; de ce point de vue-là, le président Macron va dans cette direction et il a raison", ajoute celui l'ancien chef de l'Etat, qui a dirigé la France pendant la vague d'attentats de 2015 et 2016. Selon lui, "l'idée qu'on ne ferait pas est une idée extrêmement malsaine parce que ça laisserait penser qu'on a toléré: rien n'a été toléré".


"Qu'il y ait des élus locaux, qu'il y ait eu des formes de complicité pour se faire, quelque fois réélire, c'est possible" a t-il toutefois constaté. "Il y a un certain nombre d'enquêtes journalistiques qui ont dit qu'il y a quand même un certain nombre de proximités assez dangereuses", a-t-il ajouté, dans une référence au livre "Le maire et les barbares" (Albin Michel) écrit par Eve Szeftel, qui détaille les liens entre certains élus de Seine-Saint-Denis et voyous locaux. "Mais, en tout cas, pour ce qui concerne l'État, nous avons été d'une fermeté absolue", assure t-il.

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