LREM : quand les députés expérimentés fustigent les novices

LREM : quand les députés expérimentés fustigent les novices
L'arrivée massive de nouveaux députés est mal vécue par nombre de députés plus expérimentés.

Orange avec AFP, publié le samedi 08 juillet 2017 à 16h30

Le groupe parlementaire de la République en marche (LREM) n'a pas encore trouvé ses marques. Les premières tensions apparaissent au grand jour entre les députés chevronnés et ceux dont c'est le premier mandat, rapporte Le Figaro samedi 8 juillet.

Les déclarations d'Alain Touret illustrent parfaitement ces anicroches.

Député de 1997 à 2002 avec le Parti radical de gauche, puis de 2012 à 2017, il s'énerve contre les nouveaux arrivants au Palais-Bourbon. "Ce n'est pas facile, on fait face à 280 députés qui découvrent tout, mais veulent déjà exercer le pouvoir. Dans les réunions, il n'y a pas de parole libre" s'est-il emporté, cité par Le Figaro. Est-ce que ces déclarations sont liées au fait qu'il a été écarté de la présidence de la commission des Lois au profit de Yaël Braun-Pivet, issue de la société civile ? "J'ai été blackboulé dans toute sa splendeur (...) Il y a un sentiment de mal vivre dès le départ qui complique les choses", a-t-il continué. D'ailleurs, il a annoncé qu'il refusait de siéger en commission "pour l'instant".


Alain Touret n'est pas le seul membre de LREM à mal supporter l'arrivée massive de néo-députés à l'Assemblée nationale et dans son groupe parlementaire. L'ancienne socialiste Françoise Dumas -qui a rejoint Emmanuel Macron en 2017- critique des "gamins de 25 ans qui arrivent en voulant changer toutes les pratiques, un peu par naïveté."

"Ce n'est pas parce que certains ont fait quinze ans d'études qu'ils sont meilleurs. Pour l'instant c'est tout nouveau, tout beau, mais l'image est parfois moins belle que prévu", abonde Jacques Krabal, cité par le Figaro. Il a lui aussi été écarté d'un poste important à l'Assemblée nationale.

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