LREM: Guerini veut "renforcer l'ancrage local" du parti

LREM: Guerini veut "renforcer l'ancrage local" du parti
Stanislas Guerini, député LREM, le 24 octobre 2018 à l'Assemblée nationale, à Paris

AFP, publié le samedi 17 novembre 2018 à 15h55

Stanislas Guerini, archi-favori pour devenir numéro un de La République en marche (LREM), veut "renforcer l'ancrage local" du mouvement et en faire le "maillon fort de la majorité", indique-t-il dans une interview au quotidien Le Monde daté de dimanche.

Alors qu'Emmanuel Macron est au plus bas dans les sondages, il ne faut pas selon M. Guerini "nier le moment de difficulté collective que l'on vit. Cela n'est pas facile de réformer le pays".

D'après ce candidat au poste de délégué général, afin de renforcer l'exécutif, "le mouvement doit devenir le maillon fort de la majorité".

Et "le premier enjeu est de renforcer l'ancrage local, en permettant à chaque +marcheur+ de mener campagne sur son territoire", faire du parti un "espace de débat et de production d'idées pour nourrir la suite du quinquennat" en identifiant "les angles morts" ou "les sujets sur lesquels on ne va pas suffisamment loin".

"Mon rôle à la tête de LREM serait, si je suis élu, d'être le premier pédagogue de la majorité et le catalyseur des énergies militantes", affirme au quotidien du soir le député de Paris.

Le successeur de Christophe Castaner à la tête du mouvement présidentiel sera élu le 1er décembre.

Mardi, le député Pierre Person a finalement renoncé à se porter candidat, au nom de "l'unité" et du "rassemblement".

M. Guerini, proche d'Emmanuel Macron et défenseur d'un projet d'"ouverture" à la fois "politique" et sociologique", indique vouloir s'appuyer "sur le talent de Pierre Person et le travail qu'il a déjà accompli".

Toutefois, le candidat précise ne pas croire "à une direction collégiale, au sens où il y aurait plusieurs personnes à la tête de LREM. Mais, en revanche, je crois à une direction très collective".

Outre la candidature de M. Guerini, la direction de LREM a retenu celle du député des Français de l'étranger Joachim Son-Forget, qui défend un "mouvement ouvert, dynamique et horizontal".

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