LR: Pécresse et Barnier au chevet des salariés de Ferropem en Savoie

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La candidate LR à l'élection présidentielle de 2022Les Republicains (LR) Valérie Pécresse (g) salue un ouvrier de Ferropem, accompagné par Michel Barnier (2e à g), dans l'usine de Chateau-Feuillet à Léchère, en Savoie, le 9 décembre 2021
La candidate LR à l'élection présidentielle de 2022Les Republicains (LR) Valérie Pécresse (g) salue un ouvrier de Ferropem, accompagné par Michel Barnier (2e à g), dans l'usine de Chateau-Feuillet à Léchère, en Savoie, le 9 ...
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© AFP, PHILIPPE DESMAZES

publié le jeudi 09 décembre 2021 à 15h31

Après Éric Ciotti et avant Xavier Bertrand, la candidate LR à la présidentielle, Valérie Pécresse, a poursuivi jeudi sa tournée des perdants de la primaire de la droite en s'affichant aux côtés de Michel Barnier en Savoie.

Premier rendez-vous de la journée, l'usine de silicium que le groupe Ferropem veut fermer à La Léchère, dans la vallée de la Tarentaise. Plusieurs candidats de gauche s'y étaient rendus avant elle, en proposant de nationaliser temporairement le site.

De "fausses promesses", selon Mme Pécresse : "l'État est malheureusement un très mauvais patron industriel et à chaque fois qu'il y a eu des nationalisations, ce n'était que le prélude à du démantèlement".

"Avec Michel Barnier, on ne vient pas ici leurrer des salariés qui dans six mois, quand nous serons au gouvernement, viendraient nous rappeler qu'on a promis la lune et qu'on n'a pas tenu".

Pour sauver l'usine et ses 131 emplois, la candidate LR prône de contraindre la maison-mère, Ferroglobe, à la céder à un repreneur, en conditionnant à cette cession les aides publiques octroyées au groupe pour d'autres sites - dont celui qu'il a renoncé à fermer en Isère mi-novembre.

Le gouvernement a déjà mis "plusieurs dizaines de millions d'euros" de mesures de soutien sur la table mais le groupe hispano-américain refuse pour l'heure de céder l'usine de La Léchère à un concurrent.

"Nous avons plusieurs solutions de reprise que nous allons essayer de faire arriver jusqu'au bout, des solutions industrielles", a affirmé, mercredi devant le Sénat, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

"Il faut qu'elle le fasse, maintenant", a lancé jeudi Mme Pécresse.

Autre piste évoquée par la candidate LR: "durcir" la loi Florange pour que les entreprises aux productions stratégiques, comme le silicium, soient obligées de vendre quand il y a un repreneur - pour l'heure, la loi leur demande seulement d'en chercher un.

Les syndicats de Ferropem réclament cette modification mais savent qu'elle ne peut intervenir assez vite pour sauver l'usine.

"On n'a plus six mois pour agir, il faut que les paroles soient suivies d'actes", a dit à la candidate Roger Roelandts, délégué Force Ouvrière.

"Nous allons reparler à vos actionnaires", a assuré Mme Pécresse, Michel Barnier ayant pris contact avec le patron de Ferroglobe à l'occasion d'un déplacement en Espagne.

Valérie Pécresse devait ensuite déjeuner avec des professionnels de la montagne à Albertville, puis visiter l'Institut national de l'Énergie solaire près de Chambéry, avant de rencontrer, à Lyon, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, ancien patron du parti qui avait renoncé, cet été, à en briguer l'investiture.

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