LR "ne va pas mourir" mais doit réfléchir aux "valeurs fondamentales" selon Leonetti

LR "ne va pas mourir" mais doit réfléchir aux "valeurs fondamentales" selon Leonetti
Le président par intérim des Républicains Jean Leonetti le 11 juin 2019 à Paris

AFP, publié le mercredi 12 juin 2019 à 17h01

Le président par intérim de LR, Jean Leonetti, s'est dit convaincu mercredi que le parti n'allait "pas mourir", mais a plaidé pour réfléchir aux "valeurs fondamentales" de la droite et du centre, lors d'une convention qui se tiendra le 6 juillet au siège du parti.

"Je pense que le parti ne va pas mourir. La France a intérêt à avoir un parti politique de la droite et du centre fort", a affirmé M. Leonetti devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP), ajoutant que "les électeurs nous ont quittés mais ils ne sont pas loin". 

Il a plaidé pour "une rénovation en profondeur", évoquant comme une possible "faute" de ne pas avoir jusqu'alors "refondé notre logiciel de proposition". 

M. Leonetti s'exprimait à l'issue d'une réunion du groupe LR à l'Assemblée où il a notamment rappelé le calendrier pour l'élection du président du parti avec un scrutin les 12-13 octobre et, en cas de deuxième tour, les 19 et 20 octobre.

D'ici là, le parti devra réfléchir le 6 juillet lors d'une convention nationale sur "les axes et les valeurs fondamentales" qui fondent la politique de LR, "au moment où on voit qu'une partie de nos effectifs, voire des électeurs, partent soit à En marche soit au Rassemblement national".

Cette convention, qui devrait s'accompagner d'une consultation sur internet et qui sera suivie "probablement" d'une deuxième en septembre, se tiendra "en complémentarité" avec la démarche du président du Sénat Gérard Larcher qui est "saine" parce qu'"il faut aller à la rencontre des territoires", a ajouté cet ancien député.

Le prochain président du parti, qui sera élu par les "un peu plus de 130.000" adhérents du parti, aura "la chance" de pouvoir construire son projet sur ce "socle", a-t-il affirmé.

Interrogé sur les récentes défections d'élus LR, M. Leonetti a observé que sur les 72 élus locaux ayant apporté leur appui à Macron, "il n'y avait que 14 maires et une hémorragie que de 5 personnes qui étaient antérieurement au parti". 

Sur le départ de Valérie Pécresse, il a fait part de son "incompréhension", lançant également au sujet des élus parisiens comme Florence Berthout ayant quitté LR: "si les âmes sont faibles, il vaut mieux qu'elles soient dehors".

Interrogé sur la possibilité qu'"Agir" devienne le réceptacle de ceux qui quittent LR, il y a vu "le faux-nez" d'En marche.

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