Loi Sécurité globale : Jean-Luc Mélenchon s'insurge contre un "régime autoritaire de surveillance généralisée"

Loi Sécurité globale : Jean-Luc Mélenchon s'insurge contre un "régime autoritaire de surveillance généralisée"
Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale (illustration)

, publié le dimanche 22 novembre 2020 à 14h10

"C'est une longue bataille qui s'ouvre devant nous", a lancé le leader insoumis au sujet de la contestation contre le texte défendu par le gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon abrogerait, si elle était adoptée et s'il accédait à l'Elysée en 2022, la proposition de loi "sécurité globale" accusée d'attenter aux libertés publiques, a affirmé le candidat des Insoumis, dimanche 22 novembre. "Nous sommes passés à un modèle de régime autoritaire de surveillance généralisée", a-t-il assuré lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3, même si "le gouvernement fait semblant d'avoir modifié son texte".


"C'est une longue bataille qui s'ouvre devant nous", a-t-il continué, disant espérer de convaincre des parlementaires au-delà de son camp. "Et je le dis, si nous n'y parvenons pas maintenant : si je suis élu en 2022, j'abrogerai cette loi si elle venait à être adoptée."

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à travers la France samedi 21 novembre à l'appel notamment des organisations de journalistes contre la proposition de loi "sécurité globale", dont l'Assemblée nationale avait adopté la veille mesure la plus controversée, à savoir l'article 24 pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, tout en l'assortissant de garanties sur le "droit d'informer". Cette disposition est jugée par ses détracteurs attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit".

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