Loi Sécurité globale : "Ce n'est pas nécessaire d'aller manifester" samedi, "l'article 24 n'existe plus", affirme Christophe Castaner

Loi Sécurité globale : "Ce n'est pas nécessaire d'aller manifester" samedi, "l'article 24 n'existe plus", affirme Christophe Castaner
Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Christophe Castaner, le 30 novembre 2020.

, publié le mercredi 16 décembre 2020 à 11h45

La nouvelle version du texte, qui n'est pas encore arrêtée à ce stade, est attendue "avant Noël", a indiqué l'ancien ministre de l'Intérieur. 

Chaque samedi depuis le 28 novembre, des manifestations sont organisées dans plusieurs villes de France pour dénoncer la très controversée proposition de loi Sécurité globale, notamment son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre. Selon l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, de tels rassemblements sont devenus inutiles.

"L'article 24 n'existe plus, nous allons le réécrire en totalité", a-t-il assuré mercredi 16 décembre sur franceinfo. "Si c'est ça qui était l'objet de manifestation, samedi prochain, ce n'est pas nécessaire d'aller manifester", a poursuivi le président du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale.



La nouvelle version du texte, qui n'est pas encore arrêtée à ce stade, est attendue "avant Noël", a précisé Christophe Castaner, soulignant qu'il n'y avait "aucune urgence sur ce sujet". La présidente de la commission des lois Yaël Braun-Pivet continue de "faire des auditions, notamment de journalistes", a-t-il expliqué. "C'est sur la base de ces auditions que nous ferons une proposition qui vise à garantir le double objectif que nous avions dans ce texte : donner plus de protection à nos policiers et nos gendarmes et en même temps garantir la liberté de la presse", a indiqué le président du groupe LREM. 

L'ancien locataire de la place Beauvau a reconnu "ne pas avoir été compris". "Jamais ne laisserai penser qu'on peut atteindre la liberté de la presse. Toute référence à la loi de 1881" sur la liberté de la presse sera supprimée, a-t-il assuré. Il a aussi garanti que tout policier ou gendarme pourra être filmé et diffusé "en direct", en cas de violences supposées, à condition de ne pas donner des "informations personnelles sur le policier, avec son identité, son numéro pour le menacer". C'est "l'intention de nuire" qui restera punie, explique-t-il.

Interrogé sur les similitudes de l'article 24 de la loi Sécurité globale avec l'article 18 de la loi contre le séparatisme, Christophe Castaner souligne que le texte a vocation à "protéger des fonctionnaires au sens plus large".

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