Politique

Loi immigration : une réunion ministérielle tendue

© Abdullah Firas/ABACA - La Première ministre Élisabeth Borne.

Après le rejet du projet de loi immigration à l’Assemblée Nationale, Élisabeth Borne a rassemblé les ministres à Matignon, ce jeudi 14 décembre. Selon Le Point, cette réunion aurait été très tendue.

Le gouvernement est plongé dans une crise depuis ce lundi 11 décembre : la motion de rejet, qui avait pour but de ne pas étudier la loi immigration du gouvernement, a été acceptée. Depuis, Élisabeth Borne et ses ministres cherchent vivement une solution pour sortir de cette impasse : dans cet objectif, la Première ministre les a conviés ce jeudi 14 décembre à Matignon. Or, selon BFMTV, cette réunion de crise aurait fait l’objet d’échanges musclés entre les différents ministres.

Les premières tensions seraient apparues lorsque la Première ministre a pointé les sorties médiatiques de Bruno le Maire, qui a reconnu, pour Le Figaro, “une défaite” sur ce projet de loi et vouloir "reprendre la version du Sénat". Élisabeth Borne aurait alors reproché indirectement au ministre de l’économie, de venir perturber les négociations liées à la loi immigration en s’exprimant ainsi dans les médias. Ce à quoi Bruno Le Maire aurait rétorqué, selon BFMTV, "ne pas retirer un mot ni une virgule à ce qu'il avait dit car il faut être clair", avant de quitter la réunion une vingtaine de minutes plus tard.

De nombreux désaccords

Cette réunion de crise ministérielle aurait aussi révélé d’autres désaccords : Gabriel Attal, Aurore Bergé ou encore Olivier Véran auraient témoigné leurs craintes d’une absence de majorité parlementaire à la Première ministre. Le porte-parole du gouvernement aurait regretté les concessions faites aux Républicains. Une sortie qui aurait déplu à Élisabeth Borne, qui lui aurait répondu : "Arrêtez de dire cela, ça les braque." Ce à quoi Olivier Véran aurait rétorqué : "On a encore le droit de s’exprimer ?" À l’inverse, la cheffe du gouvernement souhaite à tout prix faire réussir la commission mixte paritaire. Enfin, Gabriel Attal aurait reproché à Clément Beaune le vote de sa suppléante à l’Assemblée : elle avait voté contre le mandat donné aux représentants de Renaissance pour la Commission mixte paritaire.

publié le 15 décembre à 11h30, Thélio Courric, 6Medias

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