Loi contre les séparatismes : "Pas un euro d'argent public aux associations qui sont les ennemies de la République", annonce Marlène Schiappa

Loi contre les séparatismes : "Pas un euro d'argent public aux associations qui sont les ennemies de la République", annonce Marlène Schiappa
Marlène Schiappa à Paris, le 7 juillet 2020.

publié le samedi 05 septembre 2020 à 11h11

La nouvelle loi doit permettre de répondre à des situations qui sont actuellement dans des "zones grises", selon la ministre.

C'est la réponse législative de la France au séparatisme, notamment celui alimenté par l'islam radical. Annoncé en février et mis en suspens par la pandémie, le projet de loi contre les séparatismes commence à prendre forme.

Il doit notamment mettre fin à la présence des imams étrangers en France et instaurer un contrôle du financement des mosquées. Mais la loi va également porter la lutte sur le terrain associatif, avec la fin du financement des organisations "ennemies de la République", a annoncé Marlène Schiappa vendredi 4 septembre.


"La République, elle est une et indivisible, a estimé sur franceinfo la ministre déléguée à la Citoyenneté auprès du ministre de l'Intérieur. Et donc tous les gens qui ne veulent pas respecter les lois de la République, qui veulent que les règles de leur groupe à part prennent le pas sur les lois de la République, nous devons les combattre. Surtout quand il y a derrière une idéologie violente qui vise à renverser la République ou à l'attaquer de manière violente."

Le projet de loi comportera des outils juridiques pour répondre à des situations qui se situent actuellement dans des "zones grises".

La question de la laïcité au sein des associations sera abordée, par l'intermédiaire d'une charte et d'un contrat d'engagement. "L'idée directrice est simple, c'est 'pas un euro d'argent public aux associations qui sont des ennemies de la République', a expliqué la ministre. Le ministre de l'Intérieur pourra désormais s'opposer au financement d'associations s'il est démontré que celles-ci ne respectent pas les valeurs de la République."

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