Loi contre le séparatisme : Marine Le Pen voudrait plutôt une loi "contre l'islamisme"

Loi contre le séparatisme : Marine Le Pen voudrait plutôt une loi "contre l'islamisme"
Marine Le Pen à Paris le 27 octobre 2020.

publié le dimanche 06 décembre 2020 à 20h00

Si elle salue certains éléments de la loi contre le séparatisme, Marine Le Pen aurait préféré une loi visant clairement l'islamisme. 

"Plutôt que de s'attaquer à certains, parce que pour cela il faut du courage, on va s'attaquer à tout le monde, et on va appliquer une loi qui va s'attaquer à la liberté de tous". Au micro de LCI, dimanche 6 décembre, Marine Le Pen a critiqué le gouvernement, même si elle salue certains éléments du futur projet de loi contre les séparatismes. 


La dirigeante du Rassemblement national aurait "préféré avoir une loi contre l'islamisme" plutôt que ce texte, qui va toucher tout le monde. "En Marche fait comme d'habitude", a-t-elle estimé.

"Cela a été le séparatisme, puis cela a été la laïcité, puis on glisse vers un vague renforcement des principes républicains", a critiqué Mme Le Pen au sujet du nom du projet : "Je crains qu'on soit en train de vider la loi de sa véritable substance".

Ecole obligatoire dès 3 ans, neutralité et protection des services publics, contrôle des associations, organisation des cultes... Le projet de loi contre le séparatisme, qui ambitionne de fermer les angles morts de la République face à l'islamisme, doit être présenté mercredi en Conseil des ministres, après des mois de débats.

"On va effondrer une liberté"

L'exemple de l'école symbolise selon Mme Le Pen l'idée que l'on "prend une énorme tapette et on tape sur tout le monde pour pouvoir tuer un moustique."

"Plutôt que de s'attaquer à quelques-uns qui gardent leurs enfants chez eux pour leur bourrer le crâne, pour leur apprendre l'islamisme (...), on va effondrer une liberté qui est inscrite dans notre loi, et qui est la liberté des parents de choisir pour leur enfant l'instruction qu'ils jugent la bonne, sous un certain nombre de contrôles, qui sont importants et qui doivent peut-être être encore plus importants".

Sans dire si elle avait l'intention de voter la loi, Marine Le Pen a dit relever "un certain nombre d'articles qui vont plutôt dans le bon sens", citant la défense des forces de l'ordre, et une plus grande transparence dans le financement des associations.
 

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