"Lobbies sionistes" : Jean-Frédéric Poisson sommé de faire ses excuses sous peine d'exclusion de la primaire

"Lobbies sionistes" : Jean-Frédéric Poisson sommé de faire ses excuses sous peine d'exclusion de la primaire
Jean-Frédéric Poisson, le 17 octobre 2016, sur le plateau du premier débat de la primaire à droite

, publié le vendredi 21 octobre 2016 à 13h10

La phrase n'est pas passée. Jean-Frédéric Poisson a provoqué une vague d'indignation collective dans les rangs de la droite après la parution d'un entretien accordé au journal Nice-Matin, où il affirme que "la proximité de (Hillary) Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l'Europe et la France".

Le candidat du Parti chrétien-démocrate pour la primaire de la droite et du centre a été vite rappelé à l'ordre.

Le "monsieur Primaire" des Républicains (LR), Thierry Solère, a ainsi rapidement condamné "avec la plus grande force" la sortie du candidat, évoquant l'emploi d'une expression qui "nourrit les thèses conspirationnistes et a un caractère insidieusement antisémite". Du côté des candidats, Nathalie Kosciusko-Morizet a aanoncé avoir saisi la Haute Autorité de la primaire quant à ces propos.


Après ces premières prises de position, les réactions de la droite se sont encore accentuées ce vendredi à la mi-journée. Selon Franceinfo, la commission d'organisation de la primaire se réunira mardi 25 octobre pour statuer sur les propos de Jean-Frédéric Poisson. Selon la même source, le candidat a été sommé de s'excuser d'ici mardi, faute de quoi une procédure d'exclusion sera engagée par la commission.

Plus tôt dans la matinée ce vendredi 21 octobre, Christian Estrosi avait "demandé très fermement, en tant que membre de la famille des Républicains, à M. Poisson, dont peut-être les paroles ont dépassé sa pensée, de bien vouloir s'en excuser, les retirer".

"En ce qui me concerne, si M. Poisson ne dit pas 'je me suis trompé, ma langue a fourché, je ne le pense pas du tout, je le regrette, je m'auto-condamne moi-même', il n'a plus sa place dans la primaire" a ajouté le président LR du Conseil régional de Paca.

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