"Libéral" contre "rouge" : Jean-Luc Mélenchon répond aux critiques de Yannick Jadot

"Libéral" contre "rouge" : Jean-Luc Mélenchon répond aux critiques de Yannick Jadot
Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 24 novembre 2020.

, publié le mercredi 10 février 2021 à 16h39

L'eurodéputé écologiste a estimé qu'il fallait gagner la présidentielle 2022 avec un "arc" qui se situe "entre Mélenchon et Macron, entre les "technocrates libéraux" et les "rouges".

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a répondu mercredi 10 février aux critiques de l'eurodéputé EELV et potentiel rival en 2022, Yannick Jadot. Il a déploré les méthodes de l'écologiste, qui avait laissé entendre que le chef de file des Insoumis préférait Vladimir Poutine à Joe Biden.

"Il est évident que moi je ne suis pas pour remplacer un dirigisme d'État technocratique libéral par un dirigisme d'État rouge, c'est vrai que je préfère Biden à Poutine, alors ça me distingue de Mélenchon sûrement", a expliqué mercredi matin sur franceinfo l'eurodéputé EELV en souhaitant rassembler "l'arc qui peut gagner", celui qui se situe "entre Mélenchon et Macron".


"À quoi bon ce genre de méthode ? Aux USA, je préfère Sanders et, en Russie, l'opposant de gauche Sergueï Oudaltsov.

Je refuse de choisir entre les maîtres du monde", a aussitôt répondu Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour 2022, sur Twitter.

La pique de Jadot lui a aussi valu un tacle de l'ancienne N.2 d'EELV Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste de septembre pour la présidentielle où pourraient également concourir le maire de Grenoble Eric Piolle et Yannick Jadot. "Nous sommes en France. La théorie des gauches irréconciliables a déjà été portée par Manuel Valls. Nous avons un socle d'aspirations communes à gauche et des divergences. Les deux. Construisons d'abord sur le socle et sur l'ensemble de l'arc", a commenté sur Twitter Sandrine Rousseau.


De son côté, le numéro deux de LFI Adrien Quatennens a réaffirmé que son mouvement cherchait à éviter la "dispersion" des candidats de gauche à la présidentielle. "Jusqu'en octobre nous sommes disposés à la discussion" mais c'est en faveur de "l'union toujours associée à la clarté, pas au prix de la clarté", a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires.

Le député du Nord a relevé que dans les sondages, "il y a des additions qui n'en sont pas". Ainsi "avec un candidat France insoumise et EELV, 1+1 ne fait pas toujours 2, parfois ça fait 1,5 car il y a des points de friction dont il faut qu'on discute". Alors qu'avec le PCF "notre électorat est très compatible" et un même candidat soutenu par les deux partis provoque une "dynamique", soit "1+1= 2,5", d'après Adrien Quatennens.

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