Les Républicains : Sarkozy allume Juppé en public

Les Républicains : Sarkozy allume Juppé en public

À La Mutualité, Nicolas Sarkozy a défendu son bilan à la tête des Républicains

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Orange avec AFP, publié le samedi 02 juillet 2016 à 17h59

C'était "sa journée", il en a profité. À la tribune du Conseil national des Républicains ce samedi 2 juillet, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué l'occasion d'égratigner certains candidats à la primaire de la droite et du centre, alors que le président des Républicains ne s'est toujours pas officiellement déclaré dans la course à l'investiture.

JUPPÉ DÉNONCE UNE "CONFUSION REGRETTABLE"

"C'est plus facile d'être sur le trottoir pour parler à quelques journalistes, c'est moins facile d'être là, au milieu de ses siens." a asséné Sarkozy, dans une allusion à peine voilée à son rival annoncé Alain Juppé.

Le maire de Bordeaux n'était pas présent lors du discours du patron du premier parti d'opposition, préférant un café à proximité de la Mutualité pour discuter avec des militants. "C'est à l'intérieur qu'on dit les choses si on a des choses à dire, pas à l'extérieur" a lancé Sarkozy en réponse à cette absence remarquée. L'ex-chef de l'État s'est également défendu de toute "double casquette" Président/Candidat, vantant son bilan à la tête du parti.

Le Conseil national des Républicains a adopté le projet du parti pour 2017, à quelques mois de la primaire, en l'absence de ses principaux candidats. Alain Juppé n'a pas pris part au vote du projet politique des Républicains en vue de la prochaine élection présidentielle. "Je pense que cela entretient une confusion regrettable" (entre Sarkozy président des Républicains et Sarkozy candidat à la primaire, ndlr), a estimé le favori des sondages (39% contre 29%). "Nous sommes dans la même famille politique" a t-il toutefois tempéré.

"CETTE CONCURRENCE EST FORMIDABLE, PERSONNE NE DOIT LA REDOUTER

Près d'un millier de conseillers nationaux (les "parlementaires" du parti), réunis à la Mutualité, ont levé un petit bulletin bleu pour approuver le projet. Seulement quatorze personnes ont voté contre, en brandissant le côté rouge du bulletin. Parmi les candidats à la primaire, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, tous deux présents le matin, sont partis avant le vote. François Fillon, qui devait prendre la parole dans l'après-midi, est arrivé après.

Frédéric Lefebvre n'a pas pris part au vote et Hervé Mariton a voté contre un projet fait, selon lui, de "demi-mesures". Nadine Morano a voté pour. Bruno Le Maire était absent de ce Conseil national. Tous préparent leur propre projet et ne se sentent "pas engagés" par celui présenté samedi, qu'ils considèrent comme étant celui de Nicolas Sarkozy, président du parti. "Cette primaire (les 20 et 27 novembre) sera le temps de la concurrence entre fortes personnalités, entre des talents incontestables. Cette concurrence est formidable, personne ne doit la redouter" a lancé Nicolas Sarkozy en clôture du Conseil national de son parti.
 
171 commentaires - Les Républicains : Sarkozy allume Juppé en public
  • D'un côté c'est vrai que Juppé aime bien faire le trottoir

  • De toute façon Sarkozy crache sur tous les Français amis ou énnemis , le boomérang ne va pas tarder a revenir sur son museau

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    bituit  (privé) -

    Le boomerang revient tout les 5 ans comme 1 passage de témoin entre blanc Bonnet et bonnet blanc, l' UMPS, pour 1 CDD à l' Elysée.
    Mais les français aiment être cocus. A part que ça ne porte plus chance avec la banqueroute des budgets retraites, chômage, "feuilles-râteaux", fonctionnaires, Assurance maladie et Education Nationale !

    Les frontistes inlassablement diffusent leurs formules et leurs analyses toutes faites sur tous les articles qu'ils croisent

    Certains n'ont même pas eu la mise à jour officiel et sont encore à l'UMPS alors que ça fait des mois que l'UMP est devenue Les Républicains.

    Que c'est difficile de se renouveler dans le radotage.

  • Nicolas Sarkosy, la meilleur chance pour François Hollande et pour les français le triste choix entre les trois mêmes "has-been" qu'en 2012 dont au moins deux perdants auraient dû quitter la politique depuis fort longtemps. Dans tous les pays étrangers quand on perd, on part sauf chez nous. Après on se plaint d'être mal gouverné, rien d'étonnant toujours les mêmes ...

  • Seule l'ambition guide cet homme une vrai caricature de l'homme politique !! mais pour certain ca marche voir a l'étranger BERLUSCONI POUTNE ect...

    Oui ça marche si on estime que l’escroquerie et la dictature déguisée sont des fins en soi.
    Perso ce n'est pas vraiment l'idée que je me fais d'un mandat public.

  • Vos commentaires sont aussi fatiguants et nul que celui qu'ils prétendent dénoncer!
    Une seule attitude raisonnable: l'abstention; merci!

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