Les Républicains : Renaud Muselier annonce quitter le parti

Les Républicains : Renaud Muselier annonce quitter le parti
Renaud Muselier à Paris, le 6 juillet 2021.
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publié le mercredi 24 novembre 2021 à 09h43

Il n'a pas l'intention de rallier Emmanuel Macron.

Le président de la région Paca Renaud Muselier a annoncé mercredi 24 novembre qu'il quittait Les Républicains. Sur LCI, il a notamment dénoncé la "dérive politique" vers l'extrême droite de certains membres du parti.

"C'est un moment important, mais je ne m'y retrouve pas" car "toute ma vie je me suis battu contre le Front national" et aujourd'hui "la question est simple : quelle est notre porosité avec l'extrême droite ? La question n'est pas claire du tout", a affirmé Renaud Muselier, qui a accusé Eric Ciotti de "véhiculer les idées de Zemmour à l'intérieur de LR".


"J'ai prévenu Christian Jacob qui m'a dit qu'on se reverra plus tard, a encore expliqué l'élu.

Il sait très bien que notre famille politique est en très grand danger en ce moment."

"C'est une décision irrévocable, a-t-il insisté. Je suis dans une politique de rupture. Je veux rester et ce que j'ai toujours fait, être dans mes valeurs, sur mes bases. C'est très réfléchi et je suis malheureux, c'est la fin de l'histoire avec ma famille politique."



Le président de la région Paca n'a toutefois pas l'intention de rallier la majorité présidentielle. "Je ne suis pas le télégraphiste de Macron, je ne crois pas le rejoindre (...), a-t-il expliqué. Je reste fidèle à ce que je suis, je vais rentrer chez moi dans le Sud et vais continuer à donner mon avis."

Cité comme l'un des raisons du départ de Renaud Muselier, Éric Ciotti a réagit sur BFMTV à cette annoncé. "Il n'y était plus, déjà. C'est une clarification que je salue, a déclaré le député LR des Alpes-Maritimes. Pour une fois, il est honnête. Ça fait trois ans qu'il travaille pour En Marche !"

Renaud Muselier avait annoncé mardi son soutien à Xavier Bertrand dans la course à l'investiture LR, mais ce dernier a décliné en raison d'attaques "inacceptables" envers Éric Ciotti, que le président de la région Paca avait qualifié de "faux-nez de l'extrême droite". À une semaine du congrès LR où les adhérents choisiront leur candidat à la présidentielle, Michel Barnier et Valérie Pacresse avaient ensuite apporté leur soutien à Eric Ciotti.

"Ciotti a sommé Bertrand de réagir, Barnier de réagir, c'est pas la liberté d'expression", a assuré Renaud Muselier sur LCI, en regrettant que le mot d'ordre soit "touchez pas à Ciotti". Selon lui "une omerta se pose dans ma famille où des questions sont à ne pas poser. L'une d'elle est : si on n'est pas au deuxième tour, qu'est-ce qu'on fait?" mais "Macron contre l'extrême droite, je n'ai pas l'ombre d'un doute", a-t-il ajouté.

Le positionnement face à Emmanuel Macron avait déjà été au cœur d'un psychodrame lors des régionales en Paca, qui avait entraîné la démission de LR des maires de Nice Christian Estrosi et de Toulon Hubert Falco.

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