Les Républicains : parti de loin, le parti veut atteindre la parité

Les Républicains : parti de loin, le parti veut atteindre la parité
Le président des Républicains, Christian Jacob, le 13 janvier 2021.

, publié le lundi 08 mars 2021 à 21h10

En retard sur la question de la parité, LR veut la favoriser en vue des législatives 2022.

Et si la reconquête des Républicains passer par les femmes ? En tout cas le parti veut rattraper son retard en matière de représentation des femmes et vise la parité dans les circonscriptions "de conquête" aux législatives de 2022.


"Il est essentiel que nous soyons aux côtés des femmes qui souhaitent s'engager, pour qu'elles s'autorisent à franchir le pas", a affirmé lundi la sénatrice du Bas-Rhin Elsa Schalck lors d'un Facebook live organisé par LR à l'occasion de la journée des droits des femmes. Le président du parti Christian Jacob et celui de la commission d'investiture Éric Ciotti ont écrit en janvier aux fédérations pour leur demander "que la parité soit respectée dans les circonscriptions de reconquête" aux législatives de 2022.

1,8 million d'euros de pénalité en 2017

LR part de loin: en 2017, le parti a présenté 182 femmes et 278 hommes aux législatives, ce qui lui a valu l'année suivante 1,8 million d'euros de pénalité, la plus importante infligée à un parti. En 2012, selon le Haut conseil à l'égalité, LR avait présenté 25% de femmes seulement, ce qui lui avait couté 18 millions sur la législature.

Chez LR, engagé dans un travail de fond, la parité "ne fait plus débat, aujourd'hui chacun a conscience que ça ne peut pas rester en l'état", assure à l'AFP la députée du Doubs Annie Genevard. Mais "ce n'est pas facile", car "il faut trouver des candidates. Il est parfois difficile pour une femme de concilier les implications" d'un engagement politique, professionnel, familial...


"Il y a aussi des raisons plus intériorisées, les femmes ont plus tendance à se demander si elles sont légitimes" déplore Mme Genevard, en se félicitant que les jeunes "se posent moins cette question". Pour autant "il est hors de question de pousser la candidature de femmes alibi" aux législatives, assure la présidente du Conseil national de LR.

LR avait nommé en octobre 2020 quatre femmes aux huit postes de vice-présidents du parti (l'eurodéputée Agnès Evren, la députée de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller, celle de l'Aube Valérie Bazin-Malgras et la présidente des Pays de Loire Christelle Morançais). Plus largement, le parti veut élargir ses thématiques au delà du régalien et de l'économie, et a été à l'orgine de la loi sur le bracelet anti-rapprochement des conjoints violents.

"Notre famille politique a toujours été très engagée sur la protection des droits des femmes", a souligné le numéro 3 du parti Aurélien Pradié lundi, en rappelant la loi Veil sur l'IVG.
 

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