"Les policiers qui déconnent seront sanctionnés", promet Gérald Darmanin

"Les policiers qui déconnent seront sanctionnés", promet Gérald Darmanin
Gérald Darmanin à Paris, le 18 novembre 2020.

, publié le mercredi 25 novembre 2020 à 11h13

"Je ne vais pas condamner l'intégralité des policiers et des gendarmes qui sont intervenus sur cette place", a souligné le ministre.

Deux jours après l'évacuation musclée et controversée d'un campement de migrants dans le centre de Paris, Gérald Darmanin a promis mercredi 25 novembre que les policiers et les gendarmes "qui déconnent seront sanctionnés". Le ministre de l'Intérieur a toutefois refusé de condamner l'intégralité des forces de l'ordre, et a renouvelé sa confiance au préfet de police.

"Je renouvelle ma confiance au préfet de police" Didier Lallament, a assuré le ministre de l'Intérieur sur France 2. L'évacuation lundi soir de plusieurs centaines de migrants qui avaient dressé leurs tentes sur la place de la République a donné lieu à des violences de la part de membres des forces de l'ordre, dont les images ont été partagées massivement sur les réseaux sociaux.


Après avoir reçu "un rapport circonstancié" du préfet Lallement sur l'opération, Gérald Darmanin a demandé mardi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", de lui remettre "sous 48 heures" les conclusions de son enquête sur les violences constatées.

Le ministre a une nouvelle fois dénoncé mercredi "des gestes totalement inacceptables" de la part de "quelques policiers".

"Si c'est vérifié, je prendrai des sanctions", a-t-il promis. "Mais je ne vais pas condamner l'intégralité des policiers et des gendarmes qui sont intervenus sur cette place ainsi que le préfet de police pour les faits de quelques-uns". "Ceux qui déconnent seront sanctionnés, mais je me refuse de sanctionner l'intégralité des policiers", a-t-il insisté.


Interrogé sur l'adoption, quelques heures après l'évacuation de la loi sur la "sécurité globale", dont un article vise à interdire la diffusion malveillante de vidéo de policier, Gérald Darmanin a écarté toute menace pour la liberté d'informer. "Elle n'empêche pas de filmer policiers et gendarmes, elle empêche de les mettre en danger et de leur nuire, a-t-il expliqué. Je pense qu'elle va passer au Conseil constitutionnel. Je souhaite qu'on trouve le bon équilibre entre la légitimité d'informer et la légitime protection des policiers qu'on a tendance à oublier."

Le parquet de Paris a ouvert mardi deux enquêtes sur ces violences: l'une relative à un croche-pied à un migrant par un policier, l'autre sur des coups portés par un policier sur un journaliste du média en ligne Brut.

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