Les ONG "complices des passeurs" : le Rassemblement national revendique la paternité des propos de Christophe Castaner

Les ONG "complices des passeurs" : le Rassemblement national revendique la paternité des propos de Christophe Castaner
Christophe Castaner le jeudi 4 avril au ministère de l'Intérieur, à Paris.

, publié le dimanche 07 avril 2019 à 14h58

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, a ironisé dimanche sur les propos du ministre de l'Intérieur à l'égard des ONG en Méditerranée : "on peut peut-être nous reprocher d'avoir eu raison un peu tôt". 

La tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes Jordan Bardella s'est attribué dimanche 7 avril l'antériorité des propos du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur les ONG "complices des passeurs". Il a également ironisé sur le fait que son parti avait "eu raison un peu tôt".



Tout en assurant que les ONG "jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants" en Méditerranée, Christophe Castaner a estimé vendredi, lors de la conférence de presse finale des ministres de l'Intérieur du G7 à Paris, qu'elles "ont pu se faire complices" des passeurs et les a appelées à "avoir une attitude responsable". 

"On peut peut-être nous reprocher d'avoir eu raison un peu tôt", a noté Jordan Bardella, également porte-parole du RN, dans l'émission du "Grand rendez-vous" d'Europe 1/CNews/Les Echos.

SOS Méditerranée réfute toute complicité avec des passeurs 

"C'est nous qui disions, au mois de juin, quand on nous a parlé de l'Aquarius (un bateau d'aide aux migrants, NDLR) qu'un certain nombre d'ONG, à commencer par celle qui était propriétaire de l'Aquarius, SOS Méditerranée, faisaient en réalité le jeu des passeurs", a-t-il affirmé. 



"Les responsables des morts de la Méditerranée sont tous ceux qui incitent à l'immigration massive dans notre pays et qui font croire à ces populations qu'en venant sur le territoire européen, ils y trouveront un eldorado", a estimé Jordan Bardella.



L'association SOS Méditerranée a récusé à plusieurs reprises être "complice de réseaux de passeurs, de trafic d'êtres humains", promettant d'attaquer en diffamation ceux qui "criminalisaient" les actions de son bateau de sauvetage en mer, l'Aquarius. 

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