Les grands moments de l'interview de Macron face à Bourdin et Plenel

Les grands moments de l'interview de Macron face à Bourdin et Plenel

 Emmanuel Macron au Palais de Chaillot. 

leparisien.fr, publié le dimanche 15 avril 2018 à 23h39

Près d'un an après son élection, Emmanuel Macron a été interviewé en direct ce dimanche soir sur BFMTV et Mediapart.

Emmanuel Macron a joué une partie de boxe contre deux poids lourds de l'info ce dimanche soir. Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, et Jean-Jacques Bourdin, intervieweur vedette de RMC/ BFMTV  l'ont interrogé sur de nombreux sujets pendant deux heures trente. Revivez cette interview dans les conditions du direct. 

L'essentiel  : C'était la deuxième interview présidentielle de la semaine après le passage du chef de l'Etat chez Jean-Pierre Pernaut, jeudi  au 13 H. Pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat. Jour de solidarité non payé en plus , « Une piste intéressante » pour le président. La possibilité d'un 5e risque pris en charge par la sécurité socialeSNCF, une partie de la dette sera reprise « à partir de 2020 »Immigration : adaptation du délit de solidarité Pas de loi sur le voile dans la rue.  

VIDEO. 

 

 

Suivez l'interview en direct : 23H22. Voilà c'est fini. Les protagonistes se donnent rendez-vous à l'année prochaine. «Chiche !» répond le président. 

23H20. Champion mon frère-ennemi. le président est interrogé sur le sacre du PSG ce dimanche soir. « Je félicite le PSG pour sa victoire. Vous m'avez fait faire beaucoup de choses ce soir », confesse le président. «Je me félicite du parcours européen de l'OM » s'amuse tout de même Emmanuel Macron, fan de l'olympique de Marseille.

23h13. Dernière question d'Edwy Plenel sur le mouvement « #MeToo ». Jean-Jacques Bourdin a évoqué l'Europe pour sa dernière question. Edwy Plenel a choisi «#Metoo . « J'ai constamment porté l'égalité-hommes, femmes dans mon projet. Je suis attaché à ce sujet. Je n'ai pas attendu Metoo. J'ai fait en sorte que le mouvement politique qui était le mien investisse autant de femmes que d'hommes. Nous avons fait élire dans la majorité autant de femmes que d'hommes. C'est une profonde transformation, et une première dans la Ve République» analyse Emmanuel Macron. 

23H05. Toujours pas de questions sur les banlieues. L'écologie a aussi été oubliéeLe débat a pris du retard.

 

 

 

22h59. La démographie en Afrique «est une bombe» débute le président. Le droit d'asile est constitutionnel en France. «Je ne veux pas que les demandeurs d'asile aient une procédure trop longue» explique Emmanuel Macron. «Le délit de solidarité je souhaite qu'il soit adapté. Une politique de démantèlement des réseaux de passeurs doit voir le jour. Nous nous battons pour lutter contre ces filières de passeurs. « Il y a des gens qui consciemment ou non aident des migrants, je ne veux pas les affranchir du délit de solidarité. Mais parfois il y a des gens qui sauvent des vies, ceux-là on ne peut pas les condamner. Il faut adapter notre droit » enchaîne le président. 

22H55. La loi asile et immigration. On évoque désormais la loi asile et immigration. Encore une fois, le ton de la question d'Edwy Plenel ne plait pas au président, qui regrette les « qualificatifs » du journaliste. « La France a été condamnée cinq fois par la cour européenne des droits de l'homme sur le fait qu'elle détienne en rétention des mineurs, l'ensemble des expertises dit que le droit d'asile est remis en cause. Il y a des délits de solidarités aussi », égrène Plenel. « Nous sommes face à un phénomène migratoire inédit, et qui va durer. Dans ce contexte, il y a un principe, le droit d'asile. J'y suis attaché », assure Macron. « Vous raccourcissez les délais, tout pour rendre le droit d'asile plus difficile », réplique Edwy Plenel

22H50. Les radicalisés. Le débat aborde désormais la question des fichés FSPRT, qui concerne les personnes radicalisées. « Les étrangers en situation irrégulière sur ce fichier sont en voie d'expulsion », livre le président. 

22H39. La question de l'Islam de France. « L'Islam est là, beaucoup de concitoyens ont peur de ce fait nouveau. Ma conviction profonde c'est de pacifier les religions. A côté de ça se nourrit, l'islam radical. Il faut bien distingue les deux. « Les jeunes tentés par le djihad, c'est l'un des plus grands défis. Le problème, c'est que des femmes et des hommes utilisent la religion, des associations, pour inculquer ça à des jeunes enfants. Lorsque cet endoctrinement va jusqu'à la propagande pour le terrorisme, on peut les fermer », dit Emmanuel Macron au sujet de la radicalisation. Emmanuel Macron est-il d'accord avec son ministre de l'Education ? Jean-Michel Blanquer estime que les mamans voilées ne doivent pas participer aux sorties scolaires. « Position personnelle », rétorque le président. «Pourquoi le voile nous insécurise ? Cela n'est pas conforme à la civilité qu'il y a dans notre pays. Nous sommes attaché à l'égalité entre l'homme et la femme. On doit l'expliquer, on doit convaincre. Je ne veux pas de loi qui l'interdise dans la rue, ce serait contre-productif. La société elle n'est pas laïque et doit leur permettre de porter leur voile. Ce que je veux c'est qu'aucune femme ne soit obligée de le porter le voile. C'est une bataille pour l'émancipation» conclut le président. 

22H38. « Monsieur le président ». D'aucuns s'interrogent sur les réseaux sociaux sur la façon de parler des deux journalistes au président de la République. 

 

 

 

 

22H37. L'instant François Hollande. « Lirez-vous le livre de François Hollande ? », demande Bourdin. « J'ai du respect pour lui, mais vous me connaissez. Il y a certaines mesures avec lesquelles je n'étais pas d'accord, comme la taxe à 75%. Et je suis parti, en ne demandant rien, sans demander à être servi par la République », répond le président dans cette séquence dédiée à sa relation avec son prédécesseur. « Être ministre ce n'est pas être un obligé », conclut Macron. 

22H34. La légitimité du vote de mai 2017. A l'occasion de son premier anniversaire de président, Plenel rappelle à Macron qu'il n'a pas été « élu par une adhésion majoritaire à votre programme ». « Je ne pense pas que les 65% qui ont voté pour moi au second tour ont tous une adhésion massive à mon programme. Mais je ne crois pas qu'il y ait eu une ambiguïté aux législatives ,au premier comme au second tour », répond le président. 

22H32. Plus comme avant. Les observateurs notent que cette interview va changer la façon d'interviewer les hommes politiques en France. 

 

 

 

22H22. Notre-Dame-des-Landes. Après ce court passage sur l'université, on évoque déjà la ZAD. « Tout n'est pas réglé à Notre-Dame-des-Landes, mais les choses avancent », dit le président. « Une partie de ces gens ont un projet agricole, nous le respectons. Nous avons, après la période hivernale, rétabli l'ordre républicain. Nous avons dégagé la route départementale, et laissé une zone avec des agriculteurs historiques », analyse le président. Edwy Plenel le coupe. « Le débat n'est pas là », assène le journaliste. « Comme au Larzac, des choses se sont créées. Il y a des groupes de jeunes qui inventent des alternatives, ils inventent d'autres solutions, écologiques notamment », explique Edwy Plenel. Le président s'emporte contre les zadistes qui ne respectent pas les lois républicaines. 

« Je vais m'installer dans votre salon et dire que c'est un projet agricole alternatif ! », répond le président au journaliste qui évoque la destruction des 100 noms, une ferme qui avait déposé un projet agricole collectif, et non individuel comme le réclamait la préfecture. « Occuper illégalement un domaine public sans raison, ce n'est pas l'état de droit », répond Macron. « La République c'est de permettre des projets alternatifs, il y en a. L'égalité c'est aussi de correspondre aux règles ». «Vous n'êtes le ventriloque d'aucun ministre » assène le président à Edwy Plenel. 

22h16. La fronde étudiante. Emmanuel Macron rappelle à Edwy Plenel son hommage à Audiard, lors de son usage de l'expression « professionnel de l'agitation ». Il lui rétorque que cela fait «très vieux monde». « Je n'ai pas dit que les étudiants étaient des agitateurs », rétorque encore Macron à Plenel. « Ce que je constate c'est que dans les facs bloquées, les étudiants sont minoritaires. Il y a des groupes qui mènent des projets politiques dont les finalités sont le désordre », estime le président. Il n'appelle pas de ses voeux une intervention policière à l'université de Tolbiac, à Paris.  

22H06. La réforme de la SNCF.  Tous les régimes spéciaux auront vocation à disparaître », lâche Macron. « Il ne s'agit pas de stigmatiser les cheminots », enchaîne le président au sujet de la SNCF. « On est face à des règles ou il n'y a pas de polyvalence. Les temps de travail ne sont pas cohérents avec le reste de la société. Il y a des règles de maintien dans la société, plus contraignantes que dans la fonction publique ». Interrogé sur la dette, le président annonce que le gouvernement la reprendra en partie « à partir de 2020 ». « Ça n'a aucun sens de privatiser la SNCF », précise Macron. On termine la séquence sur les cheminots. « Je n'ai jamais dit que la situation dans laquelle nous étions était due aux cheminots, ils font tourner la SNCF. Je comprends leurs angoisses. Je ne vais pas opposer les dirigeants, en donnant leurs salaires en pâture, et les salariés. Je suis contre la politique de la place de grève », tance Macron, contre Plenel qui vient d'évoquer le cas de Florence Parly, ministre des Armées, qiui touchait 50 000 euros de salaire mensuel quand elle était à la SNCF.

« La réforme ferroviaire a été concertée », affirme Macron, contrairement à ce que disent les syndicats.

22H00. Le moment latin. Le président Macron a utilisé une locution latine dans le débat avec Bourdin et Plenel. «La captatio benevolentiae»  qui se traduit en latin en « recherche de la bienveillance de l'auditoire » - est une locution latine définissant une technique oratoire cherchant, au début  d'un discours, à s'attirer l'attention bienveillante et les bonnes grâces d'un auditoire.

 

 

 

 

 

21H58. La question des EHPAD. Emmanuel Macron est désormais interrogé sur les EHPAD. « Il nous faut investir pour d'avantage médicaliser les EHPAD, car nous avons pas le choix. « On ira chercher de l'argent pour le faire », dit Macron qui reconnaît ne pas pouvoir « régler le problème du jour au lendemain ». Un jour de solidarité non payé en plus pour financer la dépendance ? évoque Bourdin. « Une piste intéressante répond Macron ». « On doit construire cette solidarité. Nous avons un monde qui se transforme très brutalement. Nous devons mettre en situation tous nos citoyens de prendre leur part, pour qu'ils puissent réussir partout d'où ils viennent », poursuit-il.  La possibilité d'un 5ème risque pris en charge par la sécurité sociale, a été évoqué par le président. 

21H55. Mélenchon fustige le président. «Jupiter est tombé du ciel. Le président des riches s'embourbe en défensive. Naufrage en direct» commente-t-il sur Twitter. 

 

 

 

21H50. La question de l'hôpital. « Ce à quoi nous assistons c'est le fruit d'une défaillance collective. L'hôpital est étranglé par un système, la tarification à l'activité. On va regarder au cas par cas ce qu'il faut faire. Je m'exprimerai fin mai à ce sujet. Les situations que vous évoquez dans nos services d'urgence sont insoutenables. La réponse est une réponse de réorganisation de nos hôpitaux », égrène Emmanuel Macron. «Il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat » assure Emmanuel Macron. 

21H42. Macron à la relance. Emmanuel Macron évoque les mesures de son gouvernement. « Le salaire de celles et ceux qui travaillent sera augmenté par nos mesures. Pour une personne au niveau du Smic, c'est 32 euros gagné par ces mesures », annonce-t-il. « Nous devons refondre en profondeur notre fiscalité locale. On va déjà supprimer la taxe d'habitation. Pour la France des villes moyennes et des petites villes, c'est là où elle est la plus élevée. Il n'y aura pas de nouvel impôt local », assure Emmanuel Macron. «J'entends les colères, le pouvoir d'achat sera accru » précise-t-il. 

21H39. Interview à l'Américaine. Les observateurs font un parallèle avec le style d'interview faîtes outre-Atlantique. 

 

 

 

 

 

21H29. CSG, Les effets du CICE et ISF. Edwy Plenel pose une question sur la vision présidentielle de l'économie, il rappelle l'image du «premier de cordée» et du «ruissellement».« Je n'ai jamais évoqué le ruissellement », se défend Emmanuel Macron.  «Je ne crois pas à la théorie du ruissellement» martèle le président. « On a gardé l'impôt sur la fortune lorsqu'il est investi dans l'immobilier », avance le président. Souvent taxé de « président des riches », Emmanuel Macron défend ses réformes. Bourdin prend l'exemple de la hausse de la CSG pour les retraités. 

Le gouvernement fait face à la grogne des retraités depuis l'entrée en vigueur de la hausse de la CSG d'1,7 point le 1er janvier dernier. Contrairement aux salariés, ils n'ont pas eu de compensation. Le 20 mars, Edouard Philippe a annoncé que plus de 105 000 couples de retraités modestes, assujettis à cette hausse, vont finalement sortir du dispositif mais pas avant 2019.

 

21H27. Plans sociaux. On évoque désormais les petits salariés, « ceux qui n'arrivent pas à boucler le mois à 10 ou 15 euros près », souligne Jean-Jacques Bourdin. « Quelle réponse concrète on apporte aux injustices, aux indignations ? Je ne vais pas vous dire que je vais interdire les plans sociaux. Les plans sociaux ont parfois leur utilité », concède le président. 

21H23. Bourdin perd pied face à Edwy Plenel. On n'entend plus Jean-Jacques Bourdin. Le journaliste de RMC est très effacé par rapport à son collègue du soir. 

21H20. Le verrou de Bercy. «L'évasion fiscale, c'est le seul délit que la justice ne peut pas saisir d'initiative. 20% des cas de fraudes fiscales sont transmis à la justice», rappelle Edwy Plenel. Emmanuel Macron a évoqué sa volonté de faire sauter le «verrou de Bercy»  qui désigne le monopole qu'exerce le ministre du Budget sur les décisions de poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale, en France. « Le président de la République, pas plus qu'un ministre, ne donne pas d'instruction pour lancer un contrôle fiscal » , précise Emmanuel Macron, et rappelle que Mediapart a eu maille à partir avec l'administration fiscale. « Ce ne n'est pas digne de vous », lance Plenel. Macron vient de rappeler que Mediapart a été l'objet d'un contrôle fiscal pour s'être affranchi de payer le taux plein de la TVA.

21h15. Evasion fiscale round 2. Jean-Jacques Bourdin attaque le président sur son amitié avec Bernard Arnault, propriétaire de LVMH (Propriétaire du Parisien-Aujourdhui en France). « Si nous voulons créer de la justice entre les citoyens, il faut une convergence sociale et fiscale. Il y a des mécanismes qui permettent l'évasion, ce n'est pas de la fraude », explique Macron après une nouvelle passe d'armes autour de Bernard Arnault.   

21H13. Esprits s'échauffent. Difficile de s'entendre sur le plateau, Emmanuel Macron s'emporte et parle de « différences fiscales ». Edwy Plenel s'agace. « Vous n'êtes pas le professeur, et nous ne sommes pas les élèves », souligne-t-il.

21H12. L'évasion fiscale. On passe désormais à l'évasion fiscale. Très prudent sur le terme de « paradis fiscal », Emmanuel Macron refuse de pointer du doigt le Luxembourg, Malte, ou  les Pays-Bas. « Ce sont des pays où il est possible de contourner les lois de la fiscalité », élude-t-il. Il refuse le terme d'évasion fiscale  de Jean-Jacques Bourdin. Les esprits s'échauffent. Difficile de s'entendre sur le plateau, Emmanuel Macron parle de « différences fiscales ». Devant la langue de bois, Edwy Plenel s'agace. « Vous n'êtes pas le professeur, et nous ne sommes pas les élèves », souligne-t-il.

21H10. La réforme de la SNCF jusqu'au bout. « Il y a des colères légitimes qui correspondent à des réformes en cours. Celle des cheminots est liée à une décision que j'assume, et que nous mènerons jusqu'à son terme », explique Macron, qui balaye la colère des zadistes, «  qui n'aiment plus l'ordre républicain ». 

21H05. « En Force ? » plutôt qu' «En Marche». Emmanuel Macron n'apprécie pas la question posée par Edwy Plenel. Le journaliste de Médiapart vient de dire au président qu'il s'est trompé de nom pour son mouvement, « vous auriez dû l'appeler En Force » lui dit le journaliste. Le président dénonce une question biaisée. Il n'y a pas de mauvaises questions lui rétorque Edwy Plenel. « la malhonnêteté intellectuelle n'aide pas la démocratie » répond le président en fin d'échange. 

21H02. Pouvoir solitaire ? Sur la questions des opérations militaires, Edwy Plenel attaque le président. « Il y a un problème démocratique, vous êtes seul à décider. Le parlement n'a pas de contrôle sur ce que vous faites. Vous trouvez ça normal ce pouvoir archaïque ? », demande le journaliste de Mediapart. « La question est celle que vous pouvez est celle de la Constitution. C'est elle qui décidé que le chef des Armées c'est le chef de la République », répond sèchement le président.

21H00. Objectif paix. « Un sommet est-il prévu entre Poutine, Erdogan, Trump, May et Macron ? » demande Jean-Jacques Bourdin. « Avant les frappes, je devais aller en Turquie rencontrer le président turc et russe. Je vais reprendre ces initiatives », promet Emmanuel Macron.«  La priorité c'est de construire la paix dans la durée ».

20H53. Le président tacle la « leçon de morale » d'Edwy Plenel.  « De là où je suis, on ne peut pas se contenter de donner des leçons de morale », lance Emmanuel Macron à Edwy Plenel, qui lui faisait remarquer que le peuple syrien est absent de son discours. « Depuis le début de mon quinquennat je parle avec Vladimir Poutine. Je suis d'une constance extrême. Je lui dis à Versailles : notre ennemi est Daech, nous devons construire un gouvernement pour le peuple syrien, il y a une ligne rouge dès que la Syrie utilise les armes chimiques », assène le président.

20H51. «Pas la guerre à Bachar al-Assad». « Nous n'avons pas déclaré la guerre à Bachar-al-Assad, nous avons simplement oeuvré pour que le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité,ne restent pas lettre morte », justifie Emmanuel Macron. « Nous préparons une solution politique dans la durée. La finalité est de construire une transition », poursuit Emmanuel Macron au sujet des frappes menées par la France. 

20H48. «La Russie a impuissanté» la communauté internationale. En 2013, un accord avait été passé pour la destruction des armes chimiques en Syrie. Emmanuel Macron est questionné sur l'échec de cet accord. « J'ai constamment dit depuis que je suis président de la République que nous ne pourrions pas laisser tout et n'importe quoi se faire en Syrie. Bachar Al-Assad a dit en 2013 qu'il se conformerait au droit international », déclare le président.« Nous avons la pleine légitimité internationale », «Les Russes ont bloqué constamment les votes. Les Russes sont complices» répète le président.

20H45. Première intervention d'Edwy Plenel. « Est-ce une action qui place la France en gendarme du monde ? », demande Edwy Plenel de Médiapart pour sa première question. « Nous agissons dans le cadre d'une coopération internationale », répond le président.

20H42. Première question sur les frappes en Syrie. Hommage d'Emmanuel Macron aux Armées. « Je veux d'abord rendre hommage à nos soldats, l'opération, a été parfaitement conduite », explique le président. « Un site a été frappé par la France, un autre par les Etats-Unis et un autre conjointement par la France et l'Angleterre », précise Emmanuel sur l'opération. « Cette décision, la France la prise dès dimanche dernier, 2 jours après les premières traces d'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta orientale ».

20h40. L'émission débute. Jean Jacques Bourdin assure l'introduction.  « Aucune question ne sera éludée », prévient le présentateur de RMC. « Ce rendez-vous va permettre d'obtenir des réponses » et poursuite «Ne seriez-vous qu'un illusionniste qui a surgi au cœur de l'Histoire ?»

20H29. Macron repère le plateau, Bourdin et Plenel révisent. Avant de rentrer dans le coeur du sujet le président de la République a été faire un petit tour du plateau de BFMTV. Les deux intervieweurs prennent leurs dernières notes. 

 

20H17. Théâtre du projet Macron ? Le théâtre de Chaillot, lieu de l'interview de ce soir n'est pas un lieu neutre. Il est le berceau du Théâtre national populaire, fondé par Firmin Gémier en 1920, puis développé par Jean Vilar. C'est aussi dans le Palais de Chaillot que l'Assemblée générale de l'ONU a adopté, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme, texte fondateur qui a inspiré le droit international d'après-guerre.

 

20H08. Arrivée en couple. Arrivée d'Emmanuel Macron avec son épouse Brigitte Macron. Le Président est en costume, la première dame a choisi un look décontracté, jean, chemisier blanc et veste en cuir.

19h45. Les sujets ce soir ? La Syrie évidemment mais aussi Notre-Dame-des-Landes, la SNCF, plus largement la politique économique du gouvernement. Mais aussi des sujets sociétaux, comme le controversé projet de loi sur l'asile et l'immigration.

19h35.  Bonjour à tous, bienvenue sur ce live, pour suivre avec nous l'interview-bilan du chef de l'Etat, locataire de l'Elysée depuis presqu'un an. Dans le rôle des intervieweurs, un duo totalement inédit: Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plénel.

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