Politique

Législatives : François Hollande annonce être candidat en Corrèze, le PS affirme ne pas l'avoir investi

L'ancien président de la République a annoncé à La Montagne qu'il se porterait candidat lors des prochaines élections législatives, le 30 juin, en Corrèze. Au contraire de ce qu'il avait annoncé, il ne sera pas investi par le Parti socialiste.

François Hollande sera candidat aux élections législatives du 30 juin. L'intéressé en a fait l'annonce au journal La Montagne, samedi 15 juin. Il sera candidat dans la première circonscription de Corrèze. Alors que le quotidien affirmait que l'ancien président serait investi par le Parti socialiste et soutenu par le Nouveau Front Populaire, le Parti socialiste a assuré à BFMTV que l'ancien président avait "déposé sa candidature de son côté" et que son candidat était Bernard Combes.

L'ancien chef de l'État s'était dit "favorable" à l'alliance des partis de gauche, jeudi 13 juin, sur le plateau de TF1. "Ce qui est essentiel, c'est que l'union ait pu se faire", s'était-il félicité, estimant qu'il fallait aller "au-delà des divergences" pour combattre l'extrême droite. Dans le même temps, il avait plaidé pour donner "une orientation européenne" au programme du Nouveau Front Populaire, réaffirmant notamment la présence française au sein de l'Otan. François Hollande avait aussi réclamé que l'attaque du 7 octobre en Israël par le Hamas soit reconnue comme "un acte terroriste" - un terme qui figure dans le programme présenté vendredi.

Une circonscription où il a déjà été élu

L'ancien président de la République a déjà été élu député en Corrèze, dans la première circonscription où il se présente à nouveau. Il a siégé à l'Assemblée nationale de 1997 à 2012, année où il a été élu à l'Élysée. Il a également été maire de Tulle, la préfecture, de 2001 à 2008, puis président du Conseil général de la Corrèze entre 2008 et 2012.

Reste à savoir ce qu'il adviendra de cette candidature, entravée par la candidature de l'actuel maire de Tulle, Bernard Combes. C'est lui qui représentera le Parti socialiste et le Nouveau Front Populaire, alors que l'ex-chef de l'État semblait miser sur une investiture du parti.

publié le 15 juin à 14h30, Emmanuel Davila, 6Medias

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