Législatives 2022 : le MoDem rappelle Macron à ses promesses sur la proportionnelle

Législatives 2022 : le MoDem rappelle Macron à ses promesses sur la proportionnelle
Patrick Mignola, le 28 avril 2020, à l'Assemblée nationale

, publié le jeudi 06 août 2020 à 11h20

"Une meilleure représentation proportionnelle, c'est un des engagements du président de la République", fait valoir le chef de file du parti centriste Patrick Mignola.

"Je crois que c'est une absolue nécessité". Deux mois après le record d'abstention enregistré au second tour des élections municipales (58,4%), le chef de file des députés MoDem Patrick Mignola, allié de la majorité présidentielle, appelle à changer le mode de scrutin, afin que les élections législatives de 2022 se fassent à la proportionnelle intégrale.


"Nous avons quelques mois devant nous pour que nous ayons la proportionnelle dès le scrutin de 2022.

Il suffit d'une loi", déclare-t-il dans un entretien au Figaro. Il défend ainsi "une proportionnelle intégrale dans un cadre départemental. Avec une prime, de telle sorte que le pays soit gouvernable". "Si on partage mieux la richesse et les ressources, il faut aussi mieux partager le pouvoir avec les Français", justifie le député.

Le MoDem "a vocation à s'élargir"

Patrick Mignola fait aussi valoir qu'"une meilleure représentation proportionnelle, c'est un des engagements du président de la République", et que "c'était aussi l'une des premières revendications des Français lors du grand débat national". Après les départs successifs de plusieurs députés LREM du groupe de la majorité ces derniers mois, le patron des députés MoDem veut par ailleurs "tendre la main". "Si demain des parlementaires d'autres groupes que le MoDem veulent nous rejoindre, on les accueillera à bras ouverts. Mon groupe a vocation à s'élargir pour élargir la majorité", justifie-t-il, niant que cette main tendue puisse constituer un acte de défiance à l'égard du groupe LREM.



"Mon rôle est de rassembler le plus largement possible tous les députés qui appartiennent à cette grande famille du centre et qui sont aujourd'hui répartis dans plusieurs groupes, de la majorité et de l'opposition", estime-t-il.

"L'objectif n'est pas de faire du débauchage, mais que les parlementaires se sentent à l'aise. Et d'éviter la création d'un onzième ou douzième groupe, quand quatre à cinq sont déjà issus de la majorité! Il faut arrêter ce spectacle désolant", plaide t-il encore.
 

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