Le Pen dénonce l'esclavage "moderne" comme le "trafic" de migrants

Le Pen dénonce l'esclavage "moderne" comme le "trafic" de migrants
La députée et présidente du RN Marine Le Pen le 8 mai 2021 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)

publié le lundi 10 mai 2021 à 10h51

Marine Le Pen a dénoncé lundi, à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, les formes d'esclavage "moderne" comme "le trafic d'êtres humains" en Méditerranée "qu'encouragent sous couvert d'humanisme dévoyé des ONG" d'aide aux migrants.

"Le trafic d'êtres humains organisé par les passeurs en Méditerranée et qu'encouragent sous couvert d'humanisme dévoyé des ONG financées par l'Union européenne participe de cet esclavage moderne", écrit dans un communiqué la présidente du Rassemblement national et candidate à l'Elysée, qui réclame un moratoire sur l'immigration.

Font aussi partie de l'esclavage "moderne", "les conditions de vie, de travail et de protection sociale indignes auxquelles sont soumises des masses de travailleurs déracinés ou exploités par des multinationales sans scrupules", ajoute-t-elle.

Marine Le Pen se félicite que "l'esclavage tel que l'histoire nous l'a enseigné ait fort heureusement disparu" et ait "été reconnu comme un crime contre l'humanité", mais "la France (...) se doit de combattre avec énergie et détermination" sa "forme moderne et la traite humaine économique qui en découle". Elle redit vouloir pour cela "rompre avec l'ultralibéralisme et le mondialisme".

"La France n'oublie pas cette page sombre", poursuit la dirigeante d'extrême droite, d'habitude très critique de la politique de la "repentance" selon elle d'Emmanuel Macron sur les dossiers mémoriels comme l'action de la France en Algérie ou au Rwanda.

Elle adresse à cette occasion ses "pensées" à ses "compatriotes ultramarins dont les territoires et les populations ont eu à souffrir de cette traite" et leur dit son "plein et entier engagement à les remettre au cœur des priorités".

Le président Emmanuel Macron doit présider lundi à Paris une cérémonie pour cette Journée nationale, marquée cette année par les 20 ans de la loi Taubira de 2001, qui a reconnu l'esclavage et la traite comme crimes contre l'humanité.

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