"Le pass sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons", assure Olivier Véran

"Le pass sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons", assure Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 7 juillet 2021 à Paris.

publié le samedi 24 juillet 2021 à 08h48

Le ministre de la Santé a défendu la stratégie gouvernementale de lutte contre le Covid-19 face à des lecteurs sceptiques du Parisien. "Tant qu'on ne sera pas tous vaccinés, le virus circulera...", a-t-il néanmoins souligné.

Validée par l'Assemblée et le Sénat, l'extension du pass sanitaire aux cinémas, salles de sport, restaurants, avions ou trains n'a pas fini de faire polémique. Alors que 110.000 manifestants sont attendus samedi 24 juillet dans toute la France, le ministre de la Santé s'est frotté cette semaine à quelques lecteurs non-vaccinés du Parisien.

L'occasion pour Olivier Véran de défendre la stratégie de lutte contre le Covid-19 du gouvernement. 



"Le pass sanitaire, nous nous en serions bien passés si le contexte était différent. Je suis un citoyen français, un médecin. L'idée de conditionner l'entrée d'un restaurant, d'un bar, d'un théâtre à un statut vaccinal ou sanitaire ne me plaît pas mais on n'a pas le choix", assure le ministre. "Le pass apparaît comme un moyen efficace d'éviter un nouveau confinement et une catastrophe sanitaire. On pensait que les Français auraient le temps de se faire vacciner avant une éventuelle prochaine vague à l'automne mais ce variant (Delta, ndlr), très contagieux, est en train d'envahir la planète", insiste-t-il. 


"Tant qu'on ne sera pas tous vaccinés, le virus circulera... à moins qu'une mutation magique l'en empêche mais jusqu'ici, ça a plutôt été le contraire", martèle-t-il.

"La vaccination n'est pas un effort, c'est une chance"

Olivier Véran a par ailleurs de nouveau dénoncé l'utilisation par certains du terme "dictature". "Si on était en dictature, je ne passerais pas des jours et des nuits à débattre de milliers d'amendements dans le cadre d'un projet de loi qu'on ne peut pas faire passer sans majorité au Parlement. Si on était en dictature, il n'y aurait pas des milliers de Français qui pourraient manifester le samedi pour dire qu'on est des dictateurs. Si on était en dictature, pensez-vous pouvoir l'affirmer aussi cash en face d'un ministre ?", réplique-t-il à l'un des lecteurs sceptiques. 

"Le pass sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons, assure-t-il. La loi nous autorise à l'utiliser au plus tard jusqu'au 31 décembre."

"Je considère que la vaccination n'est pas un effort, c'est une chance", insiste le ministre, démontant un par un les arguments anti-vaccination avancés par les lecteurs. "L'épidémie continuera tant qu'on n'aura pas atteint l'immunité collective. Aujourd'hui 70 % de la population adulte a reçu une première dose", rappelle-t-il. "Quand 90 % ou 95 % de la population sera vaccinée, on aura 300 cas par jour au lieu de 20 000. On vivra alors avec le Covid jusqu'à ce qu'il disparaisse de lui-même", explique-t-il. 

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