Le ministre Didier Guillaume "toujours candidat" à la mairie de Biarritz

Le ministre Didier Guillaume "toujours candidat" à la mairie de Biarritz
Didier Guillaume le 11 janvier 2020 à Biarritz

, publié le lundi 20 janvier 2020 à 11h04

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a affirmé lundi qu'il est "candidat plus que jamais" à la mairie de Biarritz également disputée par le secrétaire d'Etat au Tourisme et au commerce extérieur Jean-Baptiste Lemoyne qui se présente sur la liste du maire sortant MoDem Michel Veunac.

Interrogé par France Bleu Pays Basque sur le maintien de sa candidature face à son collègue du gouvernement, le ministre a déclaré être "toujours" candidat et "bien sûr toujours ministre".

Mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié ce duel de ministres de "situation baroque".

Sur ces propos, le ministre de l'Agriculture a acquiescé: "Quelle est cette situation où un ministre est candidat tête de liste et un secrétaire d'Etat est candidat sur une autre (...) Le Premier ministre a raison, c'est une situation baroque, il ne pourra pas y avoir à Biarritz deux ministres candidats l'un contre l'autre".

A la question de savoir si le président Emmanuel Macron allait trancher le cas biarrot, il a répondu: "C'est pas impossible".

"Si demain on me demande de choisir entre tête de liste à Biarritz et ministre, je choisirai tête de liste à Biarritz, le choix est assumé", a-t-il assuré.

Au micro de France Bleu, il a mis en avant ses racines biarrotes, expliquant ne pas venir "en parachuté comme on le dit" dans cette ville où selon lui "68 % des habitants sont là depuis moins de 20 ans".

Une façon de répondre aux critiques de Michel Veunac qui l'a accusé de n'avoir "aucune attache particulière" à Biarritz et de procéder sur sa ville à une "OPA inamicale".

"Depuis que j'ai quitté la politique dans la Drôme en 2015 (...) j'ai fait un choix de vie ici, ça fait des décennies que je viens ici, (...) ma femme est enseignante là, j'habite ici", a insisté le ministre.

Aux micros de plusieurs médias locaux, Jean-Baptiste Lemoyne avait de son côté invoqué vendredi l'antériorité de son implication dans la campagne. 

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