Le maire de Grenoble Eric Piolle placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour soupçons de favoritisme

Le maire de Grenoble Eric Piolle placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour soupçons de favoritisme
Le maire EELV de Grenoble Eric Piolle, en août 2020.

publié le mardi 01 juin 2021 à 11h55

Cette enquête porte sur les conditions d'attribution de l'organisation de la Fête des Tuiles à l'association Fusées en 2015 et en 2016.

Convoqué par la brigade financière, le maire EELV de Grenoble Eric Piolle a été placé en garde à vue ce mardi 1er juin dans les locaux de la police judiciaire de Valence (Drôme) dans le cadre d'une enquête pour des soupçons de favoritisme dans l'attribution d'un marché public, a révélé mardi Le Dauphiné Libéré

Cette enquête, ouverte par le parquet de Valence en 2018, porte sur les conditions d'attribution de l'organisation de la Fête des Tuiles à l'association Fusées en 2015 et en 2016. La justice suspecte la municipalité d'avoir attribué, sans mise en concurrence, le marché public à l'association pour l'organisation de ce un rassemblement populaire organisé chaque année par la ville depuis l'élection d'Eric Piolle en 2014.



En mai 2018, le parquet de Valence avait ouvert une enquête préliminaire à la suite d'un signalement de la Chambre régionale des comptes, qui dans son rapport concluait à "plusieurs irrégularités importantes" dans la passation de ces marchés publics. "Les règles de publicité et de mise en concurrence n'ont pas été respectées, les conditions dérogatoires prévues par le code des marchés publics n'étant pas satisfaites", écrivait alors la chambre régionale des comptes.

En mai 2019, deux Grenobloises proches de l'ancien ministre Alain Carignon (LR), le principal opposant à Eric Piolle à Grenoble, avaient déposé une première plainte, puis une autre, contre X en septembre 2019, avec constitution de partie civile. Cette seconde plainte n'avait pas donné lieu à la saisie d'un juge d'instruction pour des raisons de procédure.

Dans la presse, Eric Piolle avait expliqué qu'il avait respecté la procédure et qu'il était victime d'un règlement de compte politique.

Contacté mardi matin, son entourage n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat.

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