Le futur de la taxe carbone dans les mains de la convention citoyenne

Le futur de la taxe carbone dans les mains de la convention citoyenne
François de Rugy à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 19 mai 2019 à 08h00

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé, samedi 18 mai, que l'assemblée de 150 citoyens plancherait pendant six mois sur le devenir de la taxe carbone, à l'origine du mouvement des "Gilets jaunes". 

Une manière de clore le débat sereinement. C'est ce qu'espère le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, au sujet de la brûlante taxe carbone.

Les 150 citoyens qui participeront à la convention citoyenne pour le climat pourront "proposer un avenir à la taxe carbone", a expliqué le ministre samedi 18 mai, dans une interview au Parisien.

Cette assemblée, composée de 150 citoyens tirés au sort en recoupant les listes électorales et téléphoniques et censés représenter "la France dans sa diversité", devrait se réunir "d'ici la fin du mois prochain", selon le ministre.
"Les travaux dureront ensuite six mois", à raison d'un week-end travaillé sur trois et défrayé. "A la fin du processus, ils devront faire des choix pour proposer un paquet de mesures cohérent" à condition de permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre et respecter une "responsabilité budgétaire", poursuit le ministre.

Un paquet cohérent, avec des solutions de financement

Les citoyens seront "aidés pour la rédaction de leurs propositions". "Le but n'est pas d'avoir un énième catalogue de mesures dans lequel le gouvernement viendrait piocher mais d'avoir un paquet cohérent, opérationnel, avec des solutions de financement".
"Aux 150 citoyens de proposer un avenir à la taxe carbone", qui a contribué au déclenchement du mouvement des "gilets jaunes", estime François de Rugy. "Ils pourront par exemple déterminer à quoi l'argent collecté devra servir. Ils pourraient aussi considérer qu'il vaut mieux une autre fiscalité écologique".



Parallèlement, le premier conseil de défense écologique, dont la création avait été annoncée par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril, se tiendra jeudi prochain à l'Elysée.
Cette instance "réunira régulièrement les ministres et les opérateurs de l'État mobilisés" sur les dossiers de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité.
 

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