Le député du Gard Olivier Gaillard démissionne de l'Assemblée et quitte LREM

Le député du Gard Olivier Gaillard démissionne de l'Assemblée et quitte LREM
Olivier Gaillard lors de son arrivée à l'Assemblée après avoir été élu député LREM du Gard, le 19 juin 2017.
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, publié le dimanche 08 mars 2020 à 12h25

Le député regrette n'être qu'un "élu de seconde zone". Olivier Gaillard quittera le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve.

Nouvelle défection au sein de la majorité présidentielle.

Le député du Gard Olivier Gaillard a annoncé samedi 7 mars sur le site internet du journal Midi Libre sa décision d'abandonner son mandat à l'Assemblée nationale et de quitter La République en marche (LREM), regrettant de n'être qu'"un élu de seconde zone". Il sera remplacé au palais Bourbon par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe LREM, qui compte donc toujours 297 membres. 

Élu en 2017, Olivier Gaillard quittera le Parlement au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard) face à l'élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette. "Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu'en soient les résultats. S'il n'y avait pas eu d'élections, j'aurais quand même démissionné", a-t-il assuré.



"La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années", a déclaré dimanche le député à l'AFP. Oliver Gaillard explique avoir constaté un "fossé" entre "la réalité du terrain et la principauté de Paris". "L'homme de territoire l'a emporté sur l'homme de parti. Il m'était inconcevable de maintenir un pied à l'intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j'y pense", a insisté celui qui a été membre de la commission des Finances, rapporteur spécial pour les crédits relatifs au budget opérationnel de la Défense et rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025.

"Ce gouvernement est à l'image des précédents, il a une volonté d'agir et de réformer mais il est confronté à une réalité plus compliquée que sont les hauts fonctionnaires et la centralité parisienne. Les fonctionnaires finissent par avoir plus de poids que les élus. Ce sont les hauts fonctionnaires qui décident et il faut déployer une énergie folle pour se faire entendre", regrette-t-il encore. 

À la tête d'une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard a cependant constaté des "efforts" pour la prise en compte des problématiques rurales. "Si j'ai un regret, c'est celui de n'avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale", a-t-il indiqué.  

Rappelant que ses votes "n'ont jamais fait défaut à la majorité" à l'Assemblée nationale, l'élu précise dans un communiqué de presse ne pas vouloir "jouer l'opposition ou la marginalisation". "Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre, député, sénateur et maire de Belfort, ndlr) disait 'Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne'. Une citation que l'on aimerait voir appliquer aux députés LREM sujets à certains états d'âme", conclut le député dans ce texte.

 

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