"Le déconfinement n'est pas d'actualité", prévient Olivier Véran

"Le déconfinement n'est pas d'actualité", prévient Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran lors de son point presse du 19 novembre.

publié le jeudi 19 novembre 2020 à 19h26

En conclusion de son point hebdomadaire, le ministre de la Santé a appelé jeudi soir les Français à poursuivre leurs efforts pour faire baisser le nombre de malades du Covid-19 et ainsi alléger la pression hospitalière.

Alors qu'Emmanuel Macron doit annoncer la semaine prochaine des mesures sur un éventuel allègement du reconfinement, avec notamment la réouverture des commerces de proximité ou la reprise des cérémonies religieuses, l'exécutif le répète sur tous les tons : il s'agira d'un confinement "adapté", ou d'une sortie "progressive", plutôt que d'un véritable déconfinement. "Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin", a averti mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Le déconfinement n'est pas d'actualité", a également insisté jeudi 19 novembre le ministre de la Santé Olivier Véran lors de son point hebdomadaire. 




"La baisse des contaminations a été dans l'ensemble plus rapide que ce nous pouvions imaginé, ce qui ne veut pas dire que la pression sanitaire baisse", a-t-il souligné. "Le confinement n'est pas terminé. Il n'est pas d'actualité de déconfiner le pays. Nous devons continuer les efforts pendant toute la durée nécessaire pour casser le virus et le vaincre. Nous retrouverons une vie normale après, nous y arriverons", a-t-il encore dit. 

"Le nombre de cas en France reste particulièrement élevé"

Jeudi, 32.345 personnes étaient hospitalisées en France en raison d'une infection à Covid-19, dont 4.653 en réanimation. Plus de 2.200 malades du Covid ont été hospitalisés au cours de ces dernières 24 heures, dont 311 en réanimation. "Le nombre total de décès depuis le début de la pandémie en France est de 47.127", a-t-il précisé.

"Le nombre de cas en France reste particulièrement élevé", a-t-il affirmé, tout en soulignant que le taux de reproduction du virus était depuis quelques jours en dessous de 1, "ce qui traduit un ralentissement de la circulation du virus".
 

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