Le couvre-feu coûtera un milliard d'euros à l'Etat, bien moins cher qu'un reconfinement, assure Bruno Le Maire

Le couvre-feu coûtera un milliard d'euros à l'Etat, bien moins cher qu'un reconfinement, assure Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 15 octobre 2020.

, publié le vendredi 16 octobre 2020 à 10h24

Invité de BFMTV vendredi matin, le ministre de l'Economie a précisé qu'un reconfinement dans les zones concernées par la mise en place dès vendredi soir par un couvre-feu coûterait cinq milliard d'euros à l'Etat et 15 à 20 milliards d'euros par mois en cas de reconfinement généralisé. 




Paris et la grande couronne, comme huit autres métropoles en alerte maximale, s'apprêtent à vivre une dernière soirée de liberté avant l'entrée en vigueur des couvre-feux, à partir de vendredi 16 octobre minuit, mis en place pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Une mesure qui sera effective pour une durée minimale de quatre semaines" voire "au-delà, si le Parlement le valide", Emmanuel Macron ayant évoqué la date du 1er décembre, qui ne sera une nouvelle fois pas sans conséquences économiques. 

Pour soutenir les entreprises, notamment dans le secteur de la restauration, de la culture, de l'événementiel ou du sport, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une extension des aides. Toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité, jusqu'à 1.500 euros si leur perte de chiffre d'affaires atteint 50%. Ces nouvelles aides représentent "un milliard d'euros pour la durée du couvre-feu", a précisé vendredi matin le ministre sur BFMTV

"C'est une somme qui est très importante", a reconnu le locataire de Bercy, avant de donner "un élément de comparaison. Si nous procédions à un vrai reconfinement dans les zones où le virus circule activement (...) le coût serait de l'ordre de 5 milliards d'euros. Si nous avions un reconfinement généralisé, le coût serait - en fonction de la réaction du monde économique - de 15 à 20 milliards d'euros par mois".

Il a ajouté préférer "que nous prenions des mesures fortes, rapides, circonscrites, immédiates et que nous soutenions fortement les secteurs qui sont les plus concernés plutôt que d'être dans cette situation de reconfinement général qui serait insupportable psychologiquement, socialement et pour les finances publiques".

Pour toutes ces entreprises, "c'est un drame, on en a conscience! C'est très dur, je comprends à quel point c'est dur pour eux", a assuré Bruno Le Maire. 

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