Le conseiller à l'Élysée Jérôme Peyrat démissionne

Le conseiller à l'Élysée Jérôme Peyrat démissionne
Jérome Peyrat, lorsqu'il était directeur de campagne de Nathalie Kosciuscko-Morizet, à Paris le 9 avril 2013

, publié le jeudi 23 janvier 2020 à 21h55

Jérôme Peyrat, conseiller politique issu de la droite à l'Élysée depuis mai dernier, a démissionné de son poste début janvier pour raisons personnelles, après avoir fait l'objet d'une "enquête préliminaire dans le cadre d'une dispute dans (sa) vie privée", a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

M. Peyrat, 57 ans, ancien conseiller des présidents Chirac et Sarkozy et directeur général de l'ex-UMP, ancien élu régional d'Aquitaine et maire depuis 1995 de La Roque-Gageac (Dordogne), a précisé avoir présenté sa démission le 6 janvier à la présidence, qui l'a acceptée. Au sein du pôle politique de l'Elysée, il était notamment en charge des relations avec les élus locaux.

"Suite à un événement survenu dans ma vie personnelle à la fin du mois de décembre 2019, je fais actuellement l'objet d'une enquête préliminaire", a indiqué M. Peyrat dans un communiqué transmis à l'AFP, confirmant une information du site SudOuest.fr.

"Dans ces circonstances, j'ai décidé de présenter ma démission à la Présidence de la République le 6 janvier dernier. Elle a été acceptée", poursuit-il dans le communiqué, appelant "au respect de (sa) vie privée".

M. Peyrat a expliqué à l'AFP avoir "pris cette décision par respect pour l'institution présidentielle" dès lors qu'il se trouvait à titre personnel "pris dans une enquête préliminaire" liée à "une dispute dans le cadre de (sa) vie privée", sans plus de précision. 

Il a souligné que la procédure n'avait "strictement rien à voir avec (ses) fonctions professionnelles et politiques".

Sa démission, a-t-il ajouté, vise aussi à "pouvoir s'occuper de la protection de (sa) vie privée et de celle de (sa) famille".

A l'origine de la procédure se trouve une dispute avec son ex-compagne, qui avait alerté les gendarmes, selon SudOuest.fr. La procédure a suivi son cours et le parquet de Bergerac vient de se dessaisir du dossier, à charge pour le parquet général de Bordeaux de dépayser l'affaire.

M. Peyrat a précisé à l'AFP qu'il était candidat à sa réélection à la mairie de Laroque-Gageac en mars prochain.

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