Le chômage partiel sera "probablement" "un peu moins important" après le 1er juin, prévient Muriel Pénicaud

Le chômage partiel sera "probablement" "un peu moins important" après le 1er juin, prévient Muriel Pénicaud
Muriel Pénicaud, le 24 mars 2020, à l'Assemblée nationale.

, publié le mercredi 29 avril 2020 à 12h58

Actuellement, le chômage partiel permet aux entreprises qui doivent réduire voire arrêter leur activité en raison de la crise du coronavirus, de verser une indemnité à leurs salariés dont 84 % du salaire net est prise en charge par l'Etat. 

En raison de la baisse d'activité liée à l'épidémie de coronavirus, 11,3 millions de Français sont actuellement en chômage partiel, soit plus d'un salarié sur deux, dans 890.000 entreprises, a indiqué mercredi 29 avril la ministre du Travail Muriel Pénicaud.



Les organisations patronales Medef et CPME ont demandé mardi soir que le financement par l'Etat de ce dispositif soit prolongé au delà du 1er juin, malgré la mise en oeuvre progressive du plan de reprise d'activité à partir du 11 mai. Il n'y aura "pas un couperet le 1er juin" pour le dispositif d'activité partielle mais "le taux de prise en charge de l'Etat sera "probablement" "un peu moins important" au-delà de cette date, a affirmé mercredi matin sur France Inter la ministre, sans plus de précision chiffrée. "Le chômage partiel va accompagner ce déconfinement" jusqu'en juin, avait de son côté assuré quelques instants plus tôt le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin sur RTL.

Actuellement, le chômage partiel permet aux entreprises qui doivent réduire voire arrêter leur activité en raison de la crise du coronavirus, de verser une indemnité à leurs salariés dont 84 % du salaire net est prise en charge par l'Etat. 

Une attestation pour le chômage partiel pour les gardes d'enfants

A partir du 1er juin, le droit au chômage partiel pour garde d'enfants sera plus par ailleurs plus restrictif.

Entre le 15 mars et jusqu'au 1er mai, ces parents bénéficient d'indemnités journalières via un arrêt maladie et vont basculer au 1er mai dans un système de chômage partiel. "Le système restera en l'état tout le mois de mai", a assuré Mme Pénicaud. Mais "à partir du 1er juin, il faudra une attestation de l'école", a-t-elle ajouté. 

Interrogée sur le coût du chômage partiel (24 milliards d'euros), alors que certains députés de l'opposition jugent qu'il est sous-estimé par le gouvernement, la ministre a assuré au contraire que c'était "vraisemblable". "Quand une entreprise déclare qu'elle va utiliser le chômage partiel, elle le déclare souvent pour tous ses salariés et pour trois mois complets alors qu'en fait ils vont reprendre au bout de quelques semaines", a-t-elle dit. "On sait que c'est toujours des chiffres moins importants que ce qui était déclaré", a-t-elle dit, qualifiant de "vraisemblable" les 24 milliards d'euros. 

 

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