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Le Brexit est une "chance historique", estime Bruno Le Maire

Le Brexit est une "chance historique", estime Bruno Le Maire
Bruno Le Maire, le 3 juin 2016

Orange avec AFP, publié le lundi 27 juin 2016 à 09h35

- Interrogé ce lundi sur les conséquences du référendum britannique sur une sortie de l'Union européenne, le candidat à la primaire de la droite et du centre Bruno Le Maire voit le "Brexit" comme une opportunité de renforcer la position de la France au sein d'une Union devant être réinventée autour de trois axes : redéfinition des frontières, fin de la concurrence sauvage, et nouvelle politique de sécurité. -

Pendant que la tempête post-Brexit fait rage outre-Manche, avec une poussée indépendantiste en Ecosse et des partis politiques qui s'entre-déchirent, le départ de la grande puissance britannique est considéré sur la scène politique française comme un moyen de remettre l'Hexagone au centre de l'échiquier.

François Hollande a affirmé dès dimanche que la France devait "prendre l'initiative" avec l'Allemagne après le vote des Britanniques. Pour Bruno Le Maire, ce résultat constitue même "une occasion inespérée", et il appelle la France à "reprendre le leadership en Europe" et "reprendre la main". "La France est désormais en Europe le seul membre permanent au Conseil de sécurité", cite-t-il en exemple, estimant que "ça lui donne des responsabilités". La sortie de la Grande-Bretagne est "peut être une chance historique pour la France", a t-il ensuite surenchéri sur Europe 1, lundi 27 juin.

LA PROPOSITION DE SARKOZY "IRRÉALISTE" ET "IRRESPONSABLE"

Le député de l'Eure retient trois points pour un "nouveau projet". Sur le plan économique, "assez de ce dogme de la concurrence libre et absolue !", clame t-il, appelant à régler le problème des traités commerciaux, et des 10 milliards d'exportations entre la France et le Royaume-Uni. Sur la question des frontières, il s'aligne sur la proposition de Xavier Bertrand de renégocier les Accords du Touquet. Signé en 2003, ce texte était censé permettre un partage du contrôle des frontières entre la France et l'Angleterre pour une meilleure régulation des flux migratoires. En matière de sécurité, il met en avant la "capacité à protéger les citoyens français et les citoyens européens".


Dans cette optique, "il faut un nouveau traité", estime t-il, à négocier en "comité restreint" avec les six États membres fondateurs de l'Union européenne. Sont ainsi visés en plus du couple franco-allemand la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, et l'Italie. Contrairement à Nicolas Sarkozy, qui souhaite un nouveau traité européen "dès la fin de l'année", l'ex-ministre estime que ce nouveau projet ne pourra pas voir le jour en 2016. "C'est irréaliste et irresponsable", assène t-il. "Prenons du temps pour ne pas bâcler le travail", conseille-t-il, rappelant qu'il souhaitait soumettre ce nouveau traité aux Français par référendum. Lancée le 9 mai dernier, sa proposition de référendum vise à "refermer la blessure de 2005", lorsque les Français ont voté contre le projet de Constitution européenne.

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