"Lâcheté" et "venin" : Olivier Véran répond à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon

"Lâcheté" et "venin" : Olivier Véran répond à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
Olivier Véran, à l'Assemblée nationale (illustration)

, publié le dimanche 21 mars 2021 à 10h45

Arrivé au gouvernement en remplacement d'Agnès Buzyn, le ministre de la Santé a évoqué son action au cours des treize derniers mois de crise sanitaire, dans les colonnes du Parisien. Il y répond également aux critiques de l'opposition, dénonçant notamment le "populisme" du chef de file de la France insoumise.

Un an après la première mise sous cloche du pays, l'exécutif a décidé d'un nouveau renforcement des restrictions sanitaires face à la nouvelle flambée des cas de Covid-19, qui progressent à nouveau malgré la campagne de vaccination.

En première ligne de l'action gouvernementale, Olivier Véran a déclaré n'avoir "pas de remords" quant à son année au ministère de la Santé, qu'il avait rejoint au pied levé en remplacement d'Agnès Buzyn, le 16 février 2020.


"Au début, on ne connaissait pas notre ennemi. Il est invisible, on ne savait pas où, ni comment le diagnostiquer et le traiter. A partir de là, on avait une obligation de moyens. On devait tout faire, tout mettre en œuvre, pour protéger les Français. A-t-on manqué à cette obligation ? Ma réponse est non", affirme t-il dans les colonnes du Parisien du dimanche 21 mars.

Au sujet des critiques de l'opposition, notamment Marine Le Pen (qui l'avait accusé de faire payer à la population ses échecs répétés, ndlr), Olivier Véran estime que la présidente du Rassemblement national "s'est opposée systématiquement à tout, avec cynisme et lâcheté". "Elle ne propose rien. Quand je regarde ses votes au Parlement, je suis heureux d'avoir un président de la République comme Emmanuel Macron", estime t-il.

Le ministre de la Santé écorche également Jean-Luc Mélenchon : "Si le populisme pouvait sauver des vies, on le saurait ! Les Français n'ont pas besoin du venin de Jean-Luc Mélenchon. Ils veulent des soins, et des vaccins", lance t-il.

Samedi 20 mars, le nombre de contaminations au Covid-19 en 24 heures a dépassé les 35.000, a indiqué Santé Publique France, soit l'un des chiffres les plus élevés depuis novembre. Au total, 35.327 cas ont été recensés depuis vendredi. Le chiffre le plus élevé récemment enregistré date du 17 mars (38.501). Le taux de positivité (nombre de personnes testées positives sur l'ensemble de celles ayant effectué un test) est lui à 7,9%, le plus haut taux depuis début décembre.

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