La ville de Bordeaux bannit la cigarette devant les écoles

La ville de Bordeaux bannit la cigarette devant les écoles
La ville de Bordeaux interdit la cigarette aux abords des écoles, une "mesure de protection" que le maire écologiste souhaite étendre ensuite autour des crêches, collèges et lycées

publié le jeudi 18 novembre 2021 à 18h48

La ville de Bordeaux vient d'interdire la cigarette aux abords des écoles, une "mesure de protection" que le maire écologiste Pierre Hurmic souhaite étendre autour des crêches, collèges et lycées dans un deuxième temps.

"La clope au bec à la sortie des écoles maternelles et élémentaires, c'est désormais interdit", se félicite le maire qui a annoncé jeudi matin la mise en place d'"espaces sans tabac" devant ces établissements.

L'arrêté municipal signé mercredi prévoit l'interdiction de la cigarette dans un périmètre de 50 mètres autour de l'entrée des écoles de la ville, de 07H00 à 19H00. Le dispositif matérialisé par des panneaux sera progressivement déployé. "Et cette interdiction sera rappelée dans le carnet de liaison des enfants" à destination des parents, a ajouté le maire joint par l'AFP.

Dans un deuxième temps, la municipalité souhaite étendre la mesure aux crêches et aux établissements de petite enfance, puis aux collèges et lycées, en concertation avec le Département et la Région.

Lancé à l'occasion du "mois sans tabac", ce dispositif répond à une proposition de la Ligue contre le cancer de participer à la "dénormalisation" de l'usage du tabac.

"Plus qu'une mesure d'interdiction, c'est surtout une mesure de protection", a souligné Pierre Hurmic, qui entend aussi lutter contre les mégôts dans la rue et "une forme de pollution de l'air responsable du tabagisme passif". 

Pour les parents et autres adultes contrevenants, il leur en coûtera théoriquement 11 euros, mais dans un premier temps, le maire "espère éviter les amendes". "C'est une mesure à visée surtout pédagogique", a-t-il ajouté.

Une convention, signée en 2019 entre la ville de Bordeaux et la Ligue contre le cancer prévoyait déjà cette mesure, proposée en 2018 par l'élue socialiste, ex-ministre et cancérologue Michèle Delaunay mais elle n'avait jamais été concrétisée par un acte règlementaire.

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