"La situation ne justifie pas à ce jour" un reconfinement, explique Jean Castex

"La situation ne justifie pas à ce jour" un reconfinement, explique Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex le 4 février 2021.

, publié le jeudi 04 février 2021 à 18h36

Si les chiffres du Covid-19 restent stables en France, ils restent élevés, a rappelé jeudi le Premier ministre, qui a une nouvelle fois assuré qu'il n'hésiterait pas à imposer un reconfinement en cas de dégradation des indicateurs. 

Pas de nouvelles restrictions pour faire face à l'épidémie de Covid-19 pour le moment. Le Premier ministre Jean Castex a assuré jeudi 4 février lors de sa conférence de presse que "la situation ne justifi(ait) pas à ce jour" un nouveau confinement. "Qu'il y ait eu des interrogations (sur un reconfinement, ndlr) je vous le confirme", a-t-il néanmoins reconnu. 




Selon le chef du gouvernement, les mesures prises par le gouvernement ont fait leurs preuves.

Elles nous ont "permis de garder le contrôle de l'épidémie", s'est-il félicité. Il a tenu à saluer "la grande vigilance" des Français, notamment durant la période des fêtes de fin d'année. La situation demeure à peu près "stable" et le "taux de positivité des tests" Covid le sont également. "Nous n'avons pas connu de nouvelle vague d'ampleur", a-t-il assuré

"La situation reste particulièrement fragile", a néanmoins alerté Jean Castex, rappelant que les chiffres du Covid-19 étaient très élevés. Les nouveaux variants du virus présentent une menace "bien réelle" pour la France comme ailleurs, a-t-il insisté. Le taux de personnes présentant des contaminations dues à ces variants a progressé en France, de 3,3% le 8 janvier à 14% ce jeudi. 

Dans ce contexte, le Premier ministre a assuré qu'un nouveau confinement n'était pas exclu en cas de dégradation des indicateurs. "Si nous y sommes contraint, nous n'hésiterions pas", a-t-il prévenu. Une mesure de reconfinement a par ailleurs été prise ce jeudi à Mayotte pour au moins trois semaines. 

"Un nouveau confinement ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours", a-t-il néanmoins insisté. "Nous connaissons le coût économique, humain, mais aussi sanitaire" de cette mesure drastique, a-t-il expliqué. 

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